Le PNUD au Gabon - Informations sur le Gabon

LE GABON-REPERES

DONNEES-INFORMATIONS IMPORTANTES DU PAYS

Superficie : 267 670 km2
Population : 1 517 685 habitants (2003)
Pourcentage de la population urbaine : 84%
Densité de la population : 4,8 habitant/ km2
Taux d'accroissement de la population : 2,2%
PIB courant: 3 792,1 milliards de FCFA (2004)
PIB par habitant : 6623 (en PPA en USD) (en 2004)
Taux de croissance (réel) : 2% (en 2005)
Incidence de la pauvreté : 33% (en 2005)
IDH : 0,633 (en 2004)
Rang par rapport à l'IDH : 124ème / 177 (en 2006)
Inflation : 2,0% (en 2005)
Contribution du primaire au PIB (avec pétrole) 51,77% (en 2004)
Contribution du pétrole au PIB : 43,67% (en 2004)
Contribution du secondaire au PIB : 9,10% (en 2004)
Contribution du tertiaire au PIB : 31,2% (en 2003)
Budget de l'Etat : 1 184,2 milliards de FCFA
Dette extérieure (stock) : 1 851,0 milliards de FCFA
Service de la dette publique : 523,5 milliards de FCFA
Monnaie : Franc CFA (1Euro = 656 FCFA)
Taux de mortalité infantile : 57 décès pour mille (en 2000)
Taux de mortalité infantilo-juvenile : 87 décès pour mille (en 2000)
Taux de mortalité maternelle : 519 décès pour 100 000 naissances vivantes (en 2000)
Espérance de vie à la naissance : 54 ans (en 2004)
Taux brut de scolarisation combiné dans le primaire, le secondaire et le supérieur : 72% (en 2004)
Taux d'alphabétisation des adultes : 71% (en 2004)
Rendement interne du système éducatif : Faible
Prévalence du VIH/SIDA : 8,2%
Principales ressources du pays : Pétrole, manganèse, fer, diamant, bois, café, cacao
Langue officielle : Français
Religions : Animistes, Catholiques et Musulmans
Devise Nationale : Union – Travail - Justice

Le Gabon s'étend sur une superficie de 267.667 km 2 avec une population estimée à 1.520.911 habitants en 2003. Actuellement, 84% de la population est urbaine et concentrée dans les trois grandes villes (Libreville, Port-Gentil et Franceville).

L'économie gabonaise est fortement dominée par l'activité pétrolière qui représente à elle seule, sur la période 2000-2004, en moyenne 45% du produit intérieur brut (PIB), 78% des recettes d'exportation et 62% des recettes budgétaires. L'environnement macro-économique du pays est resté stable depuis l'année 2000, avec un taux de croissance du PIB réel positif, quoique modeste (1,5% en moyenne) et un taux d'inflation ramené à une moyenne annuelle de 1,5%. L'excédent de la balance courante est passé de 231 milliards FCFA (francs de la Communauté financière africaine) en 2003 à 412 milliards et 528 milliards en 2004 et 2005 respectivement.

Malgré cette bonne performance macro-économique et un PIB par habitant estimé à 5 439 en 2004, l'incidence de la pauvreté est relativement élevée : 33% au niveau national, 30% en milieu urbain et 45% en milieu rural (Enquête Gabonaise pour l'Évaluation et le suivi de la Pauvreté - EGEP , 2005). Les inégalités de revenus restent importantes: plus de 90% du revenu total est détenu par les non pauvres, et les femmes gagnent 60% du revenu gagné des hommes.

Au-delà d'une forte scolarisation nette au primaire (92,4% en 2005), le taux net de scolarisation au secondaire est bas (52,66%), le taux de redoublement au primaire très élevé (50% en première année et 30% en seconde) et l'inadéquation formation - emploi forte. La situation sanitaire présente encore des faiblesses importantes: taux de mortalité infantile à 91,4 pour 1000, taux de mortalité maternelle à 519 décès pour 100.000 naissances vivantes (Enquête Démographie Santé 2000) . Le VIH/SIDA (prévalence globale de 8,1% en 2004) représente désormais une menace réelle au développement du pays et 60% des adultes infectés sont des femmes, ce qui constitue un défi particulier à la lutte contre cette pandémie. Le paludisme, première cause d'hospitalisation, sévit à l'état endémique: 40% d'enfants de 0 à 5 ans et 71% de femmes enceintes sont impaludées. De plus, 64% des ménages vivent dans les communautés où les déchets sont rejetés dans la nature.

En matière d'environnement, malgré des progrès significatifs pour la préservation de la biodiversité, l'abattage industriel, la concentration des déchets résiduels et industriels dangereux, et la non séquestration de carbone constituent des obstacles à une gestion rationnelle des ressources naturelles.

L'Indicateur de Développement Humain du Gabon était estimé à 0,635 en 2003 (Rapport mondial sur le développement humain 2005) , le classant au 123 ème rang mondial, soit un décalage de 43 places par rapport à son classement mondial basé sur le PIB/habitant en parité de pouvoir d'achat.

Ce décalage et l'ampleur de la pauvreté par rapport à la richesse du pays sont essentiellement dus aux déficiences en matière de gouvernance, qui se manifestent par un système juridique et judiciaire peu performant, des institutions constitutionnelles encore limitées dans leur rôle de contrôle de l'action gouvernementale, la faiblesse des institutions locales et une société civile relativement marginale. Ainsi, l'inefficacité de la dépense publique, la non maîtrise suffisante du circuit de cette dépense, et la persistance des dépenses extrabudgétaires contribuent incontestablement à limiter l'efficacité et la portée des efforts du développement du pays.

Afin de s'attaquer à ces freins au développement, les autorités nationales se sont engagées dans un programme d'ajustement économique à moyen terme pour amplifier significativement le niveau de croissance et réaliser les OMD. Un accord de confirmation a été conclu en mai 2004 pour une durée de 14 mois avec le Fonds monétaire international (FMI), ce qui a permis au pays d'obtenir des appuis budgétaires supplémentaires et un rééchelonnement d'une partie des échéances de sa dette au Club de Paris (en janvier 2005 la dette extérieure était évaluée à 2,9 milliards d'euros, soit 49,6% du PIB). La réussite de ce programme, la finalisation en décembre 2005 du Document de stratégie de croissance et réduction de la pauvreté (DSCRP) complet et l'élaboration en cours du cadre des dépenses à moyen terme (CDMT) permettent au Gabon d'envisager la conclusion avec le FMI d'un programme économique triennal (2006-2008) .