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UNDP

Document d'orientation

Situation àfin janvier 2001

Situation à début mars 2001

Le PNUD au Niger

Les Deuxièmes journées scientifiques sous-régionales sur le développement humain qui seront organisées à Niamey au Niger en Avril 2001 poursuivront et complèteront les Premières journées tenues en février 2000 à Cotonou au Bénin. Ces Deuxièmes journées porteront sur la thématique " Gouvernance locale et Décentralisation ". Elles seront ouvertes à une large participation nigérienne confortée par la participation de représentants des pays de Sous-Région et des institutions régionales et sous-régionale

Contexte et justification :

Dix ans après la parution du premier Rapport Mondial sur le Développement Humain ; six ans après la formalisation du Développement Humain Durable qui est devenu la référence du PNUD dans ses interventions en matière de développement ; après la parution de Rapports nationaux annuels sur le développement humain dans de nombreux pays africains ; après une première expérience prenant en compte la dimension sous-régionale avec la parution d’un rapport régional sur le développement humain couvrant les pays de la SADEC, les réflexions sur le DHD et sur les modalités de son opérationalisation restent largement à imaginer.

Les actions engagées sur le terrain de manière à donner un contenu concret au DHD se limitent le plus souvent à la production d’un Rapport National sur le Développement Humain. Les indicateurs qui y figurent retiennent davantage l’attention que la démarche à laquelle ils se réfèrent.

Les premières journées scientifiques sur le DHD qui se sont déroulées à Cotonou (Bénin) en février 2000 avaient pour objectif de mobiliser la communauté universitaire autour du concept de développement humain durable, d’en mesurer la portée par rapport aux autres approches du développement et d’examiner la situation des pays de la sous-région par rapport à différentes dimensions du DHD. Au-delà de cette réflexion théorique, les Journées scientifiques de Cotonou visaient à sensibiliser davantage les décideurs béninois aux potentialités que recèle la démarche. La participation d’Universitaires Ouest-Africains et de représentants de bureaux du PNUD de pays voisins a conféré à ces journées une dimension qui dépasse les frontières du Bénin. Les débats auxquels les Journées de Cotonou ont donné lieu ont montré l’intérêt de ces réflexions comme instrument de diffusion de la démarche DHD et pour lui donner un contenu concret.

C’est dans cette perspective que la délégation nigérienne se propose d’organiser à Niamey en février 2001 les deuxièmes journées scientifiques sur le DHD.

La situation du Niger en fait un pays où la diffusion de la démarche paraît particulièrement adaptée. Le dernier Rapport mondial sur le DHD paru en 1999 classe en effet le Niger au 173 ème rang sur 174 pays (les indicateurs concernent 1997) en matière de développement humain , suivie par la seule Sierra Leone, marquée par les conséquences d’un long conflit interne…

Le Manifeste de Glen Cove (février 2000) a mis au premier rang des préoccupations du PNUD une meilleure gouvernance au service de la réduction de la pauvreté. Le DHD considère que la lutte contre la pauvreté constitue un priorité absolue, la pauvreté se manifestant par des déficits cumulatifs dans toutes les dimensions du développement humain. Les orientations rappelées à Glen Cove appellent donc un approfondissement des réflexions et des actions en matière de DHD, en particulier dans les Pays les Moins Avancés (PMA). C’est dans ce cadre que s’inscriront les deuxièmes journées scientifiques sur le DHD.

La dimension régionale qui a été amorcée à Cotonou sera renforcée à Niamey. Les débats de Cotonou ont montré que les échanges de réflexion et d’expériences sont indispensables dès lors que l’on souhaite dépasser le stade de la publication des Rapports Nationaux sur le Développement Humain. La constitution d’un réseau régional associant les acteurs du développement mobilisés par la démarche DHD peut permettre de diffuser les expériences réussies, de produire une " fertilisation croisée " des idées et de mobiliser davantage les acteurs autour de la démarche. Un projet régional financé par le PNUD, RAF/99/016, destiné à la réalisation d’un rapport régional sur le DHD en Afrique occidentale et centrale a été approuvé en septembre 1999. Il constitue un élément intéressant dans la constitution d’un réseau et dans la mise en commun des expériences des deux régions. On retrouve là une des préoccupations des deuxièmes journées scientifiques.

Le caractère " scientifique " de ces journées vise à élargir l’audience du DHD à la communauté universitaire et aux chercheurs. La confrontation de la démarche avec la communauté universitaire doit permettre d’enrichir le concept, de discuter des modalités de son application dans les différents contextes nationaux et de procéder à une validation de l’approche par la communauté intellectuelle. Celle-ci aura alors vocation à devenir un relais du DHD auprès de la jeunesse étudiante et des décideurs.

Relations avec les priorités nationales et le Cadre de Coopération :

Suite au contexte politique instable qui a prévalu dans la période récente au Niger le premier Cadre de Coopération a été tardivement approuvé et couvre la période 1999-2001.

Le gouvernement attend du PNUD qu’il lui apporte son appui " dans le renforcement des capacités en vue d’un Développement Humain Durable et de l’élimination de la pauvreté ".

Dans cette perspective, quatre orientations principales ont été retenues :

-L’amélioration de la sécurité alimentaire et des capacités locales de production ;

-la conservation de l’environnement pour un développement durable;

-la promotion de l’initiative privée, des micro-entreprises et de l’emploi ;

-le renforcement des capacités de gestion de l’économie et la promotion de la bonne gouvernance.

L’approche en termes de DHD constitue le fil conducteur commun à ces stratégies. Celles-ci s’appuient sur la promotion des initiatives à la base, en particulier pour ce qui concerne la lutte contre la pauvreté, la promotion de la sécurité alimentaire et la création d’emplois.

La promotion de la bonne gouvernance, de l’état de droit, en particulier par la mobilisation de la société civile et par la mise en œuvre d’une politique résolue de décentralisation, constitue une des bases de la stratégie adoptée par le gouvernement et soutenue par le PNUD à l’aide du cadre de coopération.

Enfin, la stratégie de développement du pays s’inscrit résolument dans une perspective de plus en plus concrète d’intégration sous-régionale, en particulier avec l’UEMOA et la CEDEAO.

Le présent projet retient comme axe central de réflexion la gouvernance locale et la décentralisation en tant qu’instruments privilégiés de mise en œuvre de la démarche DHD sur le terrain. On retrouve là plusieurs des préoccupations du Cadre de Coopération du Niger : promotion de la gouvernance, en particulier au niveau local (décentralisation) ; développement des initiatives communautaires, tant productives que sociales. Dans une perspective DHD, la décentralisation est un instrument privilégié de mobilisation des communautés au service du développement humain.

Le cadre sous-régional retenu pour ces deuxièmes journées scientifiques correspond aux processus d’intégration qui sont en cours et auxquels le Niger participe activement.

Problèmes à résoudre :

Le DHD est une approche prometteuse dans ses principes, qui recèle un potentiel important de remise en question des pratiques dominantes en matière de développement. Toutefois, force est de constater que jusqu’à présent, son impact est resté très limité dans les politiques de développement des pays les plus concernés (en particulier les Pays les moins avancés, PMA).

Les problèmes rencontrés dans la mise en œuvre du DHD sont tout d’abord liés à sa diffusion insuffisante auprès des décideurs, tant pour ce qui concerne les élites nationales que les partenaires au développement et les représentants des populations. Au delà de la production des rapports mondiaux et nationaux sur le développement humain, le DHD n’est pas une référence importante qui inspire les stratégies des pays. Les rapports nationaux sont élaborés par des équipes de consultants, le plus souvent sans implication importante de la société civile ni un réel processus participatif.

Il se pose donc un problème de sensibilisation et de mobilisation des acteurs du développement, tant au sommet qu’à la base. Les journées scientifiques se veulent une réponse à ce problème et constituent un vecteur de communication au service de la démarche. Elles visent les décideurs nationaux et locaux et les partenaires au développement.

Le Niger n’est toutefois pas vierge en la matière : Il y existe une base de démarche participative mise en oeuvre dans le cadre de l’élaboration du Rapport National sur le Développement Humain, des ateliers régionaux et nationaux de validation ayant été organisées à cet effet. Les journées scientifiques devront consolider cette base et assurer une réflexion et une capitalisation sur ces expériences, qui pourront profiter aux autres pays participants.

Un autre problème important réside dans les difficultés rencontrées dans l’opérationalisation de la démarche. Les initiatives prises en ce domaine sont rares et mal connues. Il convient donc d’une part d’approfondir la réflexion sur les modalités d’opérationalisation , d’autre part d’analyser et de diffuser les expériences les plus stimulantes qui ont pu être mises en place dans les pays de la sous-région. Les journées scientifiques constituent le cadre privilégié de cette réflexion.

L’opérationalisation passe par la reconnaissance du DHD en tant que démarche inspiratrice des stratégies de développement, tant au niveau global que sectoriel. Mais le DHD est avant tout une approche qui vise à promouvoir au premier rang le rôle des communautés de base, en les responsabilisant à toutes les étapes et en renversant la logique descendante " sommet-base " qui anime traditionnellement le processus de décision. La décentralisation et la bonne gouvernance locale constituent des vecteurs privilégiés d’un changement et d’un renversement des perspectives. C’est autour de ce thème que les journées scientifiques concentreront leur attention.

Résultats à atteindre et bénéficiaires-cibles :

Le principal résultat visé est la tenue de journées de réflexion de haut niveau sur la démarche DHD, son contenu et les modalités de sa mise en œuvre, en privilégiant l’échelon local, en l’occurrence la décentralisation et la bonne gouvernance locale comme instruments de mise en œuvre du DHD. Ces journées scientifiques s’appuieront sur des contributions d’universitaires et chercheurs issus de l’espace sous-régional, et s’adresseront aux décideurs nigériens, tant nationaux que locaux, afin de donner une assise plus profonde au concept et d’assurer son appropriation par les acteurs du développement. Le rassemblement visera aussi à donner une assise régionale à la réflexion et à l’action, en réunissant des représentants du Niger bien sûr, mais aussi du Bénin, pays organisateur des premières journées scientifiques, du Togo, du Burkina Faso, du Mali et du Tchad. Les délégations comporteront, à côté de représentants des Universités et de centres de recherche, des responsables du système des Nations Unies et d’autres partenaires au développement, des membres de la société civile et des administrations.

Le contenu des journées scientifiques reposera sur une dizaine de communications de chercheurs, universitaires et praticiens de haut niveau, qui seront centrées sur les perspectives ouvertes par la décentralisation dans l’opérationalisation du DHD, en privilégiant l’analyse des potentialités offertes par ce processus en cours dans la plupart des pays représentés et sur les leçons qui peuvent être tirées des expériences observées. On essaiera de montrer comment les dimensions liées à la lutte contre la pauvreté (en particulier par la création d’emplois durables), à la sécurité alimentaire, à l’alimentation et à la nutrition, à l’environnement, à la promotion de l’éducation et de la santé à la base, peuvent être prises en compte dans le cadre d’un processus de décentralisation inspiré par le DHD.

Les journées scientifiques proposeront un certain nombre de recommandations à l’adresse tant des administrations et de la société civile des pays que des partenaires au développement, en particulier au sein du système des Nations Unies. Ces recommandations ont vocation à constituer la base d’un cadre d’orientation destiné au PNUD et à l’ensemble du système des Nations Unies en vue de promouvoir le DHD en Afrique de l’Ouest et à alimenter le processus d’évaluation commune (CCA) et de programmation conjointe (UNDAF) des agences du système qui est envisagé.

Les bénéficiaires-cibles sont les décideurs des pays invités. Au premier rang de ces bénéficiaires, on trouvera en définitive tous ceux qui sont les cibles prioritaires du DHD, en l’occurrence les communautés les plus défavorisées du Niger. La promotion du DHD comme inspirateur des stratégies de développement a pour objectif la promotion de ces communautés par la mise en œuvre de démarches participatives et responsabilisantes. L’accent mis sur la décentralisation montre que le souci premier est de toucher les représentants des populations à la base en s’assurant que la décentralisation conduira bien à la promotion des populations au rang de décideurs pour ce qui concerne leur propre destin.

Les bénéficiaires immédiats du projet seront les décideurs nationaux et locaux du Niger, qui seront des instruments de la diffusion de la démarche et de sa prise en compte aux différents niveaux de responsabilité. Si le terrain essentiel du plaidoyer est bien la société nigérienne, les bénéficiaires immédiats incluront en outre les représentants des différents pays de la sous-région qui seront invités et qui constitueront autant de leviers pour la diffusion de la démarche DHD dans leurs pays respectifs.

Les débats seront ouverts aux représentants des institutions régionales et sous-régionales concernées telles la CEA, l’UEMOA, la CEDEAO, la BAD, la BOAD, le CILLS etc…

La stratégie de mise en œuvre du projet :

Les journées scientifiques associeront des chercheurs et universitaires qui participeront aux réflexions sur la démarche et ses potentialités, des praticiens du développement qui présenteront des expériences, des représentants des administrations, des membres de la société civile, des responsables des agences du système des Nations Unies.

Pour ce qui concerne les participants nigériens, des représentants des Départements seront invités, afin d’illustrer de façon concrète la dimension décentralisation et ses liens potentiels avec le DHD.

C’est la diversité des participations qui garantira la richesse des débats et l’intérêt des propositions, en cohérence avec les principes du DHD.

Le projet sera mis en œuvre en partenariat avec le Département des Affaires Economiques et Sociales du Secrétariat des Nations Unies (DAES des N.U.), qui dispose d’une expérience importante et diversifiée en matière de DHD, en particulier en Afrique de l’Ouest.

Les journées ayant un objectif de sensibilisation et de plaidoyer, il importe d’associer au processus des spécialistes de la communication, qui seront chargés de donner à l’événement toutes les retombées souhaitables.

La préparation et l’organisation des journées scientifiques impliquera la mise en place d’un Comité scientifique, rassemblant les représentants de la communauté universitaire et de recherche, le bureau du PNUD et le DAES, si besoin est, élargi aux représentants des institutions nationales publiques et privées concernées, aux représentants de la société civile ainsi qu’aux représentants des partenaires au développement intéressés. Ce Comité aura la charge d’identifier les thèmes des communications, de contacter les intervenants, de jouer le rôle d’un comité de lecture et de présider à l’organisation des débats, puis à la mise en forme définitive des communications et des débats et d’assurer leur diffusion.

Un sous-contrat sera conclu à cet effet avec les représentants de la communauté universitaire du Niger.

Une attention particulière sera accordée à la diffusion des travaux des journées et des recommandations qui en seront issues. On capitalisera sur les résultats et le bilan des premières journées qui se sont tenues au Bénin.

Afin d’assurer la préparation des journées, un consultant principal sera recruté pour une durée de six mois, dont quatre durant la période qui précédera la tenue des journées.

Le sous-contrat avec l’Université couvrira l’intervention des universitaires qui participeront au pilotage scientifique de la préparation (deux mois de consultation).

Les frais de mission financeront les déplacements et les séjours des auteurs des communications retenues et les missions du siège du DAES.

Le DAES, agence d’exécution du projet, apportera son expertise dans la préparation technique des journées (suivi technique des consultants, choix des communications et des intervenants, participation au comité de lecture, à l’animation et à l’exploitation résultats des journées) dans le cadre du mois de consultation internationale prévu dans le budget. Deux missions du siège seront organisées, tout d’abord au stade de la préparation des journées, ensuite dans la période qui précède, couvre et suit immédiatement la tenue des journées.

Le bureau du PNUD de Niamey, en particulier par l’intermédiaire de son unité économique, représentera le DAES sur le terrain sur une base permanente.

Chronogramme :

L’objectif retenu est la tenue des journées scientifiques fin avril 2001, soit les 25, 26, 27 avril si on retient trois jours de session ou les 26 et 27 avril si l’on opte pour deux jours.

(i)-Diffusion du document de base provisoire auprès des partenaires nationaux : Universités et structures de recherche ; gouvernement.

Diffusion du document de base provisoire auprès des bureaux du PNUD des cinq pays concernés.

Mais 2000

Les réactions éventuelles seront reçues avant la fin juin.

(ii) Rédaction de la version définitive du document de projet : juillet. Responsables : unité économique du PNUD Niamey ; DAES ; unité économique du PNUD Cotonou, unité économique de Lomé. Coordination par courrier électronique. Initiative : unité économique du PNUD Niamey.

(iii) Adoption du document de projet par le bureau du PNUD, après un CLAP, et par le DAES : août 2000.

(iv) Elaboration d’un document d’orientation sur le contenu des journées scientifiques, décrivant la problématique et le thème central. Initiative : unité économique. Circulation du document auprès du DAES et de l’unité économique du PNUD Cotonou . Rédaction de la version définitive : unité économique du PNUD Niamey : septembre.

(v) Constitution d’un Comité scientifique de pilotage destiné à assurer le pilotage scientifique des Journées. Ce Comité comprendra des représentants du PNUD, dont l’économiste principal ; des représentants de l’Université et d’autres personnes particulièrement qualifiées. Le Comité scientifique désignera un comité de lecture, qui comprendra notamment un représentant de DAES et des unités économiques du PNUD Cotonou et Lomé.

(vi) Recrutement d’un consultant national destiné à élaborer une proposition de document d’orientation pour les journées scientifiques. Ce document présentera la problématique des journées et proposera une douzaine de thèmes susceptibles de faire l’objet de communications. Ce document sera soumis pour discussion et décision au bureau du PNUD (unité économique) et au DAES. Durée de la consultation : un mois. Le consultant sera recruté sur la base d’un appel à candidature et d’une commission de choix. Envoi du classement et des CV au DAES pour formalisation du recrutement. La consultation démarrera le 15 septembre.

(vii) Adoption de la liste des communications : début octobre 2000. Concertation entre l’unité économique du PNUD de Niamey, de Cotonou, de Lomé et le DAES.

(viii) Appel à communications : contacts avec les institutions pré-identifiées en fonction des thèmes retenus. Pré-identification des intervenants. Recrutement d’un consultant national pour une durée d’un mois. Le consultant peut être le même que celui qui aura rédigé le document sur la problématique et sur les thèmes des communications. Il conviendrait alors de procéder à un seul recrutement pour une durée de deux mois. La consultation se déroulera en octobre 2000. Les communications (premières versions) seront disponibles à la fin décembre.

(ix) Recrutement d’un consultant principal chargé de la préparation, du déroulement et du suivi des journées. Durée de six mois à partir de novembre 2000. En septembre 2000, appel à candidature et comité de choix. Envoi des propositions (classement, critères et CV des candidats retenus dans la liste courte – trois candidats au moins -) au DAES pour recrutement. En octobre 2000 pour un contrat qui débutera au 1er novembre 2000. On pourra considérer la possibilité de retenir comme consultant principal celui qui aura été précédemment recruté, dans la mesure où il aura donné pleinement satisfaction lors de ses premières interventions. Dans cette perspective, on procédera à une évaluation de son travail.

(x) Préparation d’un contrat avec l’Université ou un Institut de recherche afin d’assurer la préparation technique des journées. La proposition de contrat sera élaborée par le consultant principal en collaboration avec l’unité économique du bureau du PNUD de Niamey, le Comité de pilotage et le DAES. Le contrat couvrira la lecture des propositions de communication, la rédaction de fiches pour chaque communication, la participation aux concertations avec l’unité économique et le DAES, d’une part. L’élaboration d’une proposition de canevas pour le déroulement des journées, la logistique (salles, reproduction des documents, pauses café…), le volet communication.

(xi) Une réunion à Niamey des partenaires associés aux décisions (PNUD Niamey, Université, Comité de pilotage, DAES, Unités économiques Cotonou et Lomé) aura lieu du 23 au 27 octobre pour arrêter le canevas définitif des journées : liste des communications, des invités, organisation des sessions…

(xii) Le consultant principal, l’Université en collaboration avec le Comité de pilotage assureront la gestion des communications, leur diffusion auprès des lecteurs et coordonneront les modalités de choix définitif des communications, le comité de lecture décisionnel comprenant le PNUD, le DAES, et l’ Université.

Le consultant principal et l’Université en collaboration avec le Comité de pilotage assureront la liaison avec les auteurs des communications retenues, gèreront l'accueil des visiteurs et l’organisation des journées. Ces partenaires assureront, en liaison avec le bureau du PNUD et le DAES, l’exploitation des résultats des journées : rédaction des comptes rendus des débats, diffusion des actes…

Des propositions de termes de référence pour les consultants nationaux seront élaborées par le DAES.

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ANNEXE I : Portant Rapport de la réunion du Comité Local d’Approbation de Projet portant sur le document " Appui à l’Evaluation des Projets et Programmes " relatifs aux deuxièmes journées scientifiques sur le Développement Humain Durable

1. Le jeudi, 10 août 2000, s’est tenue, dans la salle de conférence du PNUD, une réunion du Comité Local d’Approbation de Projet (CLAP) sur le document " Appui à l’évaluation des Projets et Programmes " relatifs aux deuxièmes journées scientifiques sur le Développement Humain Durable (DHD). Le CLAP était présidé par le Représentant Résident du PNUD. Le CLAP était composé des représentants suivants :

M. Zakari Adamou, Assistant de Programme, FAO

M. Badié Hima, Vice-Président, ANDDH

Mme. Ali Hadiza, SDSA, DDP /MP

M. Sidien Moutari, Enseignant/Chercheur, doyen p.i., FLSH/UAM

M. Rabiou Adamou, Statisticien, DSCN/MP

M. Ambouta Karimou, Doyen, FA/UAM

M. Abdou Hassan Maman, Doyen, FSEJ/UAM

M. Mohamed Baraket, Représentant Résident, FNUAP

Mme. Aïssa Ouahidou, Chargée de Programme, PNUD

M. Salissou Moussa, Assistant de Programme, PNUD

M. Mamadou Ouattara, Coordonnateur du Programme, PNUD

M. Djilali Benamrane, Economiste Principal, PNUD

Jean-Marie Frentz, JPO, PNUD, rapporteur

2. Après la présentation des membres du CLAP et quelques mots introductifs, le Représentant Résident du PNUD, a donné la parole à M. Djilali Benamrane économiste principal qui a placé les journées scientifiques dans le contexte du Rapport Mondial sur le Développement Humain 2000 et le Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté. Avant de passer à une succincte présentation du projet sous revue, M. Benamrane a noté que la lutte contre la pauvreté et le développement humain sont les deux faces d’une même médaille.

3. Le Représentant Résident du PNUD a récapitulé les points essentiels du document, à savoir:

(1) Avec la thématique " décentralisation et la participation ", il s’agit d’un thème d’une importance primordiale pour le Niger qui a été choisi pour servir de réflexion lors de ces journées scientifiques.

(2) L’importance accordée au partenariat au niveau national et sous-régional.

(3) L’intérêt général des questions traitées pour le Niger.

(4) L’importance des recommandations des journées pour la mise en place de l’Observatoire de la Pauvreté.

Puis, le Représentant a demandé aux membres du CLAP de donner leurs commentaires par rapport au document soumis à leur revue.

4. M. Ambouta Karimou a pris la parole pour constater que le document était bien rédigé et que le chronogramme est tenable. M. Ambouta a aussi soulevé d’autres remarques et questions : (1) Pour garantir la continuité des travaux de Cotonou, il serait souhaitable qu’une petite synthèse des premières journées scientifiques soit intégrée. (2) D’après le document, les travaux porteraient essentiellement sur la décentralisation et la participation, mais pour le Niger, aussi d’autres aspects de DHD, tels que la sécurité alimentaire et l’environnement, revêtent d’une importance primordiale. (3) Du point de vue organisationnel, le rôle de la structure centrale serait à préciser. (4) En ce qui concerne la proposition de budget, est-ce qu’elle comprend l’édition d’actes et le coût de voyage des experts qui viennent de l’étranger ?

5. M. Sidien Moutari a constaté que le concept même de DHD, qui est loin d’être évident pour tout le monde, n’a pas été clairement défini dans le document. Il y a donc lieu d’intégrer la définition et l’état de l’évolution de ce concept dans le document sous revue ou en annexe.

6. L’intervention de Mme Ali Hadiza a porté sur le thème des deuxièmes journées scientifiques, c’est-à-dire la décentralisation et la participation. Elle a rappelé que le CILSS a lancé des études nationales sur la décentralisation et le développement local et que, par conséquence, il faudrait éviter la duplication.

7. Le Représentant Résident du PNUD a mis l’accent sur l’importance de faire ressortir les résultats escomptés des deuxièmes journées dans le document. " Qu’est-ce qu’on va faire avec les actes "? En plus, serait-il préférable de déterminer nommément dès maintenant qui y va participer. Monsieur le Représentant a aussi remarqué qu’il faudrait des termes de référence pour les deux consultants nationaux. Il a donné la parole à M. Benamrane pour réagir par rapport aux divers points pertinents qui ont été soulevés.

8. M. Benamrane a donné plusieurs propositions de réponse aux remarques et interrogations. (1) une synthèse des travaux des Premières journées scientifiques de Cotonou ainsi qu’une communication sur le Rapport mondial 2000 seront à annexées au document. (2). Un Comité de pilotage devrait être mis en place pour suivre le travail et veiller au respect du calendrier. Aussi, les termes de référence de ce comité de pilotage devrait être élaboré dans les meilleurs délais par l’Agence coopérante. (3) Il y a lieu d’identifier les 10 thèmes majeurs, qui seront à l’ordre du jour des deuxièmes journées scientifiques. Parmi ces thèmes majeurs seront examinés ceux proposés par les participants au CLAP, à savoir la sécurité alimentaire, la nutrition et l’alimentation ainsi que l’environnement. es dix thèmes majeurs retenus seront développés par rapport au thème principal " décentralisation et participation ". (4) L’université sera le point d’ancrage qui veillera au respect du chronogramme. (5) Le budget devrait contenir une ligne adéquate pour l’édition. Pour limiter les coûts, les actes pourraient être édités sur CD-Rom. (6) En ce qui concerne les invités, le document d’appui prendra seulement en charge les participants venant de l’intérieur du Niger et non ceux de la sous-région. (7) Les termes de référence du consultant international et des consultants nationaux restent à élaborer par l’Agence coopérante et par le comité de pilotage. Les TDR du consultant international seront proposés par DAES, tandis que ceux des consultants nationaux seront préparés par le comité de pilotage.

Les membres de la réunion ont été satisfaits par les réponses données.

9. Le Représentant Résident du PNUD a attiré l’attention sur l’importance d’envoyer les invitations dans les délais requis aux différentes institutions régionales et agences concernées (CEA, UEMOA, CEDEAO, BAD etc….). Le CILSS sera aussi parmi les invités.

10. Monsieur Benamrane a suggéré que les personnes présentes constitueraient un comité de pilotage provisoire qui se chargera d’élaborer ses propres termes de référence, puis celles des consultants nationaux. Ce qui a été unanimement accepté par les participants.

11. Suite aux réponses satisfaisantes apportées aux remarques et interrogations, il a été conclu que le document pourrait être adopté sous réserve des ajouts indiqués et de la prise en compte des commentaires.

Fait à Niamey le 10 août 2000

Par le rapporteur de séance M. Jean Marie Frentz, JPO au Bureau du PNUD de Niamey

ANNEXE II : PORTANT RESUME DES TRAVAUX DES PREMIERES JOURNEES SCIENTIFIQUES DE COTONOU SUR LE DHD (février 2000)

PREMIERES JOURNEES SCIENTIFIQUES SUR LE DEVELOPPEMENT HUMAIN DURABLE (DHD)

UN NOUVEAU PARADIGME A HAUT POTENTIEL POUR LE BENIN

Cotonou, les 22 et 23 février 2000

Introduction

Les premières journées scientifiques organisées au Bénin sur le Développement Humain Durable (DHD) se sont déroulées à l’Institut de Formation Sociale Economique et Civique (INFOSEC) de Cotonou les 22 et 23 février 2000.

Initiées par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le Département des Affaires Economiques et Sociales (DAES) du Secrétariat Général des Nations Unies et le Centre d’Etudes, de Formation et de Recherches en Economie pour le Développement (CEFRED) de l’Université Nationale du Bénin, ces journées qui s’inscrivent dans les initiatives d’internalisation et d’opérationalisation du DHD, ont porté sur le thème suivant : "Développement Humain Durable : un paradigme à haut potentiel".

Ont pris par aux travaux :

les représentants du gouvernement béninois ;
les délégués des partenaires au développement du Bénin ;
les délégués des Agences du Système des Nations Unies au Bénin ;
les représentants des Bureaux du PNUD du Burkina Faso, du Niger, du Nigéria et du Togo ;
le Conseiller Interrégional du Développement des Affaires Economiques et Sociales des Nations Unies ;
les chercheurs, enseignants et étudiants des facultés, Instituts et Centres de l’Université Nationale du Bénin ;
les chercheurs des Universités de Lomé, de Ouagadougou et de Dakar ;
les membres du Groupe National de Réflexion sur le DHD au Bénin et du Réseau des Communicateurs pour le DHD ;
Les représentants du bureau du PNUD du Bénin.
Il s’agit au total de quatre vingt sept (8) participants provenant du Bénin, du Burkina Faso, du Niger, du Nigéria, du Sénégal, du Togo et de New York (voir liste des participants en annexe).

L’objectif général des journées s’énonce comme suit :

" faire ressortir l’apport scientifique novateur contenu dans la paradigme du développement humain durable et analyser les conditions de son internalisation et de son opérationalisation dans le processus de transformation économique et sociale au Bénin "

Les objectifs scientifiques sont au nombre de quatre et se présentent comme suit :

Faire ressortir la spécificité scientifique du paradigme du DHD ;
Examiner les instruments de développement proposés par l’approche DHD ;
Examiner les modalités de prise en compte du DHD dans les politiques et stratégies de développement :
Analyser le rôle des dépenses sociales dans le processus du DHD.
Ces Premières Journées Scientifiques du Bénin sur le Développement Humain Durable

se sont déroulées en séances plénières au cours desquelles quatre thèmes ont été développés. Chaque session, placée sous la direction d’un président de séance, s’est déroulée en quatre phases :

Les communications présentées au cours des deux journées sont les suivantes :

Première journée (22 février 2000)

Première communication : "Le Développement Humain Durable, un nouveau
paradigme du développement ?" par Monsieur Jean Le Nay, Conseiller Interrégional du Département des Affaires Economiques et Sociales (DAES) des Nations Unies.

Deuxième communication : "Corruption, inflation, croissance et développement humain durable : y a-t-il un lien ?" par Monsieur Albert Honlonkou, Professeur Assistant à l’Université Nationale du Bénin.
Troisième communication : "la prise en compte des changements de court terme dans la mesure du développement humain : Illustration par l’IDH" par Madame Rosine Sori-Coulibaly, Economiste Principale au Bénin.
- Quatrième communication : "Les Indicateurs de Développement Humain des 45 provinces du Burkina Faso : Outils de diagnostic et de dialogue des politiques de développement" par Monsieur Hervé Kouraogo, Economiste, membre du Groupe National de réflexion DHD au Burkina Faso.

Cinquième communication : "Marché, Inégalités, Coûts Externes et Développement Humain Durable" par Monsieur Karamako Kane, Directeur du Programme de Troisième Cycle Inter-Africain (PTCI) au Burkina Faso.
- Sixième communication : "prise en compte des dimensions du développement humain durable dans l’élaboration du plan humain national de développement au Bénin" par Monsieur Sourou Codja, Directeur National du Plan et de la Prospective, Bénin.

Deuxième journée (23 février 2000)

Septième communication : "Dépenses sociales et Développement Durables" présentée par Monsieur Tchabouré Aimé Gogué, Secrétaire Général de l’Association des Economistes de l’Afrique de l’Ouest.
Huitième communication : "Dépenses publiques d’éducation et équité dans l’accès à l’enseignement au Sénégal" présentée par Monsieur Gaye Daffé, Centre des Recherches Economiques Appliquées (CREA), Faculté des Sciences Economiques et de Gestion, Université Cheik Anta Diop, Dakar – Sénégal.
Exposé sur "la mise en ligne des indicateurs du changement social sur Internet" présentée par Monsieur Jacques Houngbo, Economiste- Informaticien, Entreprise Euraf Bénin.
Panel sur les enseignements pour une opérationalisatiion du DHD, par le PNUD, le DEAS, le CEFRED/UNB, la DNPP et la CAPE.
DEROULEMENT ET CONTENU DES TRAVAUX
Le présent Rapport général rend compte du déroulement des travaux et fait la synthèse des résultats par session en faisant ressortir les problèmes soulevés par les discutants et les participants et en dégageant les éléments de recommandations.

Cérémonie d’ouverture

La cérémonie d’ouverture a été présidée par Madame Mbaranga Gasarabwe, Représentant Résident par intérim du PNUD entourée pour la circonstance de :

Monsieur Mbaya Kankwenda, Représentant Résident du PNUD, Nigéria
Monsieur Jean Le Nay, Conseiller Interrégional du Département des Affaires Economiques et Sociales des Nations Unies ;
Madame Rosine Sori Coulibaly, Economiste Principal du PNUD, Bénin.
Professeur Fulbert Gero Amoussounga, Directeur du Centre d’Etudes, de Formation et de Recherches en Economie de Développement (CEFRED)/Université Nationale du Bénin.
D’entrée de jeu, le Directeur du CEFRED a pris la parole pour prononcer l’allocation de bienvenue.

Deux idées forces dominent celle-ci :

Le rappel de la signification historique de cette rencontre qui coïncide avec le

10ème anniversaire du Renouveau Démocratique au Bénin, et celui de la parution du premier Rapport Mondial sur le Développement Humain. Il a ensuite salué la collaboration fructueuse entre le PNUD-Bénin, l’Université National du Bénin et le Département des Affaires Economiques et Sociales du Secrétariat Général des Nations Unies. Par la même voie, il a présenté ses félicitations aux chercheurs des différents centres de recherche/universités de l’Afrique de l’Ouest.

Cette allocution a été suivi de celle de Madame Mbaranga Gasarabwe, Représentant Résident du PNUD au Bénin par intérim.

Elle s’est tout d’abord félicité que ces journées (dont l’annonce a été faite en décembre 1999 à l’occasion du lancement du Rapport National sur le Développement Humain au Bénin, édition 1999), soient devenues une réalité et aient enregistré la participation de chercheurs venus de plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest. Après avoir rappelé les objectifs de la rencontre, elle a précisé que les assises répondent aux préoccupations du Groupe National de Réflexion sur le DHD et du Gouvernement béninois qui en attendent des résultats probants.

Elle déclara ouverts les travaux des premières journées scientifiques sur le DHD et souhaita pleins succès aux participants.

Les travaux se sont déroulés en six sessions dont une session spéciale sur la mise en ligne des indicateurs de changement social sur Internet et un panel consacré aux enseignements à tirer des résultats des travaux en vue de l’opérationalisation du DHD.

Chaque session ordinaire a été présidée par un modérateur et s’est organisée autour de deux communications scientifiques présentée tour à tour par leurs auteurs et commentées par deux discutants. Les débats ont permis aux participants d’exprimer leurs observations critiques et préoccupations. Ces échanges régulés par le modérateur ont permis de dégager des éléments de recommandations.

ANNEXE III : PORTANT DISCOURS DU REPRESENTANT RESIDENT DU PNUD AU NIGER LORS DES CEREMONIES DE LANCEMENT RAPPORT MONDIAL SUR LE DEVELOPPEMENT HUMAIN 2000

(Niamey, 15 août 2000)

EXCELLENCES :

MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ;

MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE ;

MESSIEURS LES MINISTRES ;

HONNORABLES DEPUTES .

MESSIEURS LES CHEFS DE MISSION DIPLOMATIQUE ET CONSULAIRES ;

CHERS COLLEGUES CHEFS D’AGENCES DU SYSTEME DES NATIONS UNIES ET REPRESENTANTS DES ORGANISATIONS INTERNATIONALES ET INTERGOUVERNEMENTALES ;

MESDAMES ET MESSIEURS, CHERS INVITES.

Nous voici aujourd’hui en train de célébrer, ensemble sous le haut patronage de son Excellence Monsieur le Président de la République Tandja Mamadou et du gouvernement nigérien, les cérémonies de lancement du 11ème Rapport Mondial sur le Développement Humain.

Permettez moi tout d’abord au nom de l’Administrateur du Programme des Nations Unies pour le Développement : Marc Malloch Brown et du Haut Commissaire des Nations Unies pour les Droits de l’Homme : Mary Robinson, de marquer toute notre reconnaissance et notre gratitude à Monsieur le Président de la République et aux plus hautes autorités du Niger d’avoir bien voulu s’associer et parrainer cet important évènement.

La série de rapports, réalisée depuis 1990 à un rythme annuel pour le compte du PNUD par une équipe indépendante formée d’universitaires éminents et d’experts du développement de renommée internationale, a pour ambition de mettre un terme à la mesure du progrès de l’humanité par les seuls indicateurs de la croissance économique.

Cette ambition, née d’une conception de progrès fondé sur les aspects humains, a fait naître un nouveau principe de base aujourd’hui reconnu sous l’appellation de "développement humain". Ce principe de base, bien que récent, rencontre de plus en plus l’adhésion provenant d’un grand nombre d’académiciens, de leaders politiques et de décideurs, notamment dans sa conclusion fondamentale selon laquelle : " pour être valable et légitime le développement doit être centré sur l’homme, équitable dans la répartition de ces fruits et durable ".

Depuis la première édition de ce rapport, que de progrès ont été accomplis dans l’identification des conditions d’un développement humain ! il s’agit entre autres de la bonne gouvernance, de la démocratie, de la prise en compte de la situation des femmes dans le processus de développement.

Le thème central du rapport qui nous réunit aujourd’hui est " Droit de l’homme et développement ". Dans ce rapport y sont analysées la convergence des droits de l’homme et du développement ainsi que les incidences conséquentes sur le développement humain à l’échelle mondiale.

S’agissant du diagnostic, le rapport fait ressortir les avancés des droits de l’homme, au 20è siècle, leur statut dans le 21è, les domaines pertinents de leur manifestation ainsi que ce qui les menaces : guerre civile, transition économique et politique, inégalités planétaire, la marginalisation des pays pauvres, sans oublier les graves répercussions du fossé qui se creuse entre pays riches et pauvres au niveau de la maîtrise des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTICs).

Monsieur le Président, honorables invités :

Le rapport de cette année a été officiellement lancé le 29 Juin à Paris. La justification du lancement à Paris est simple : la France reste la patrie des droits de l’homme : la devise " liberté, égalité, fraternité " est universelle. La Charte des Nations Unies et les fondements de la Déclaration des droits de l’homme procèdent en droite ligne de la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.

Le rapport 2000 démontre l’ampleur prise par ces idées simples et révolutionnaires : selon des analyses probantes, dans les dernières quinze années, la proportion des personnes vivant en démocratie est passée d’un peu moins d’un cinquième aux 2/3 de la population mondiale, avec une nette tendance à l’amélioration rapide du processus. A cet égard, nous saluons la présence ici au podium de son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de France qui partage le haut patronage des ces cérémonies.

Le rapport de cette année a également innové en faisant l’objet de lancement officiel sur le Continent africain avec des cérémonies à Bamako, présidées par son Excellence le Président malien Alpha Oumar Konaré. Cela explique que Monsieur le Consul Général du Mali au Niger parraine ces cérémonies au nom d’un pays voisin dont les performances remarquables en matière de démocratie et de droit de l’homme son unanimement reconnues.

Pour ce qui concerne les apports des Nations Unies en ce domaine de développement humain et droit de l’homme, une de leurs grandes réalisations aura été la promotion d’un vaste ensemble de lois relatives aux droits de l’homme applicables au plan mondial qu’il s’agisse de la Déclaration universelle des droits de l’homme, des droits économiques sociaux et culturels, des droits civils et politiques ou d’autres conventions plus spécifiques et traitant de la répression des crimes, du statut des réfugiés et des travailleurs migrants et de leurs familles, l’élimination de toutes les formes de discriminations raciales, de discrimination à l’égard des femmes, de répression des formes de la torture, de respect des droits des enfants.

La Commission des Droits de l’Homme des Nations Unies et le haut Commissariat aux Droits de l’Homme veillent à l’adhésion des Etats et au bon respect de ces législations et conventions internationales

Monsieur le Président, honorables invités :

Le rapport mondial 2000, comme les précédents, classe 174 pays du monde en fonction de leur niveau de développement humain. L’indicateur utilisé mesure le niveau de développement humain des pays en termes d’espérance de vie, de niveau d’éducation et de revenu réel ajusté par tête d’habitant. Dans le Rapport, le Canada arrive en tête du classement. Le Niger étant classé à l’avant dernière place, avant la Sierra Léone.

La principale interrogation du rapport 2000 est : quelles sont les priorités de nos jours pour assurer la justice et garantir les droits de l’homme afin de garantir la liberté de tous et de chacun ?

Le rapport y répond par les principaux messages suivants :

Premièrement : il faut combler le fossé entre la législation et la réalité, entre le discours et l’action. Certes, des progrès ont été constatés dans ce domaine au plan mondial : plus de la moitié des pays ont ratifié les 6 principales conventions internationales ;
Deuxièmement : il faut élargir le concept de développement en intégrant les droits de l’homme et ce afin garantir les libertés, la dignité, l’égalité et l’épanouissement des individus et de la société dans les sept directions suivantes :
Liberté de vivre sans discrimination, dans l’égalité pour tous ;

Liberté de vivre à l’abri des besoins, dans des condition de vie correctes ;

Liberté de développer et de réaliser ses potentialités ;

Liberté de vivre à l’abri de la peur sans craindre pour sa sécurité ;

Liberté de vivre sans souffrir d’injustice et de violation de la légalité ;

Liberté de participation, d’expression et d’association ;

Liberté de travailler sans être exploité.

Troisièmement : il faut consolider mais aussi reconcevoir et adapter les principes démocratiques aux impératifs d’un développement humain planétaire, équitablement réparti.
Quatrièmement : il faut réajuster le système par lequel on rend compte des respects des Droits de l’homme. A l’heure de la mondialisation, avec de nouveaux acteurs, de nouvelles règles mondiales, nous avons besoin d’une approche mondiale en matière de droit de l’homme.
Cinquièmement : il faut soutenir les mouvements nationaux, la vague de démocratisation, la reconnaissance du rôle primordial de la société civile, l’extension des masses média, dans tous les domaines qui contribuent à dénoncer les pratiques des régimes autoritaires qui veulent étouffer les mouvements de démocratie et d’action pour la promotion des droits de l’homme.
Cependant, je porte à votre connaissance que les 18 études nationales et régionales, réalisées dans la cadre de l’élaboration de ce rapport font état d’un regain de vitalité dans la défense de droit de l’homme en allant du Chili à la Jordanie en passant par le Rwanda et le Cambodge.

Des commissions indépendantes sur les droits de l’homme sont entrain d’être créées partout. Nous saluons au passage la création de la Commission Nationale des Droits de l’Homme au Niger. Au sein de la dynamique de la société civile, les ONGs jouent un rôle essentiel, devenant de plus en plus actives et formant des réseaux au plan mondial. Ce sont toutes ces transformations qui doivent être soutenues par la communauté internationale et les gouvernements nationaux.

Enfin, sixièmement : il faut mener un combat acharné contre la pauvreté.
A ce propos, vous me permettrez Monsieur le Président , chers invités, d’insister sur cette priorité eu égard à la situation actuel du Niger. La pauvreté constitue une des plus grandes menaces à la stabilité du monde et à l’avènement des droits de l’homme.

Peut-on parler des droits de l’homme quand des petits enfants et de nombreuses familles meurent pour des raisons qui auraient pu être évitées, telles que la faim, la malnutrition , les maladies, la soif, les mauvaises conditions d’hygiène, l’exploitation dans le travail ?

Peut-on parler de droits de l’hommes quand des familles entières sont réduites à la mendicité ?

Peut-on parler des droits de l’homme quand des hommes et des femmes ne peuvent pas saisir les opportunités que leur offrent aujourd’hui ces grands progrès mondiaux dont nous sommes si fiers de parler ?

Enfin, peut–on tout simplement parler des droits de l’homme dans un environnement submergé par la pauvreté ?

A toutes ces questions, je réponds non ! et j’accuse la pauvreté car tous les maux que je viens d’évoquer procèdent seulement de la pauvreté humaine, notamment les déficits d’éducation, de revenus et d’organisation sociale.

La lutte contre la pauvreté, sans être la seule porte d’entrée à la réalisation des droits de l’homme, constitue en vérité une des portes principales. Ainsi, il apparaît chers invités que la pauvreté approchée sous l’angle du droit de l’homme nous mène à aller plus loin que de sympathiser avec les victimes.

De ce point de vue, le présent rapport fait ressortir les points suivants :

Les liens de cause à effet entre différents droits ; ainsi peut-on faire une utilisation stratégique des droits civils et des instruments juridiques pour émanciper les pauvres ;
Les respects des obligations et responsabilités attachées à ces droits. A ce titre, les Etats ont l’obligation de mettre en œuvre des stratégies contribuant à la réalisation et à la sauvegarde des droits économiques et sociaux des plus démunis ;
La nécessite d’accroître les ressources et de mettre fin aux injustices en faisant mieux ressortir la corrélation entre la disponibilité des ressources économiques et l’application des droits de l’homme ;
Le besoins de justice à l’échelle mondiale : le rapport indique que l’éradication de la pauvreté sur l’ensemble du globe qui constitue à la fois une obligation morale et un enjeu public, mondial, n’a pas assez de ressources mobilisées à cause du déficit de motivation, de participation et de compétence.
Monsieur le président, chers invités, permettez moi de finir mon allocution par les messages suivants :

Les différents types de droits de l’homme que nous avons évoqués développent des synergies permettant aux pauvres d’obtenir leur droit d’accroître leurs potentialités et d’échapper à leur sort ;

Un niveau de vie décent, une alimentation appropriée, l’accès aux structures sanitaires et d’autres facteurs socioéconomiques ne sont pas seulement des objectifs de développement mais font partie des droits de l’homme inhérent à la liberté et à la dignité humaine.
Nous devons saluer les efforts menés par le Niger qui vient de valider son 3ème Rapport National de Développement Humain pour l’année 2000 autour du thème " environnement et développement humain " et qui démarre la réflexion pour l’élaboration de son 4ème Rapport National pour l’année 2001 sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication. La continuité et la qualité de production de ces Rapports fait honneur au Niger. En ce domaine, les autorités nigériennes ont su animer un débat franc et constructif aux quel la communauté des partenaires au développement en général et l’ensemble des Agences des Nations Unies ont apporté une contribution remarquable.
Je vous remercie de votre attention.

Rapport de la réunion du Comité Local d’Approbation de Projet portant sur le document « Appui à l’Evaluation des Projets et Programmes » relatifs aux deuxièmes journées scientifiques sur le Développement Humain Durable

1. Le jeudi, 10 août 2000, s’est tenue, dans la salle de conférence du PNUD, une réunion du Comité Local d’Approbation de Projet (CLAP) sur le document « Appui à l’évaluation des Projets et Programmes » relatifs aux deuxièmes journées scientifiques sur le Développement Humain Durable (DHD). Le CLAP était présidé par le Représentant Résident du PNUD. Le CLAP était composé des représentants suivants :

M. Zakari Adamou, Assistant de Programme, FAO

M. Badié Hima, Vice-Président, ANDDH

Mme. Ali Hadiza, SDSA, DDP /MP

M. Sidien Moutari, Enseignant/Chercheur, doyen p.i., FLSH/UAM

M. Rabiou Adamou, Statisticien, DSCN/MP

M. Ambouta Karimou, Doyen, FA/UAM

M. Abdou Hassan Maman, Doyen, FSEJ/UAM

M. Mohamed Baraket, Représentant Résident, FNUAP

Mme. Aïssa Ouahidou, Chargée de Programme, PNUD

M. Salissou Moussa, Assistant de Programme, PNUD

M. Mamadou Ouattara, Coordonnateur du Programme, PNUD

M. Djilali Benamrane, Economiste Principal, PNUD

Jean-Marie Frentz, JPO, PNUD, rapporteur

2. Après la présentation des membres du CLAP et quelques mots introductifs, le Représentant Résident du PNUD, a donné la parole à M. Djilali Benamrane économiste principal qui a placé les journées scientifiques dans le contexte du Rapport Mondial sur le Développement Humain 2000 et le Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté. Avant de passer à une succincte présentation du projet sous revue, M. Benamrane a noté que la lutte contre la pauvreté et le développement humain sont les deux faces d’une même médaille.

3. Le Représentant Résident du PNUD a récapitulé les points essentiels du document, à savoir:

(1) Avec la thématique « décentralisation et la participation », il s’agit d’un thème d’une importance primordiale pour le Niger qui a été choisi pour servir de réflexion lors de ces journées scientifiques.

(2) L’importance accordée au partenariat au niveau national et sous-régional.

(3) L’intérêt général des questions traitées pour le Niger.

(4) L’importance des recommandations des journées pour la mise en place de l’Observatoire de la Pauvreté.

Puis, le Représentant a demandé aux membres du CLAP de donner leurs commentaires par rapport au document soumis à leur revue.

4. M. Ambouta Karimou a pris la parole pour constater que le document était bien rédigé et que le chronogramme est tenable. M. Ambouta a aussi soulevé d’autres remarques et questions : (1) Pour garantir la continuité des travaux de Cotonou, il serait souhaitable qu’une petite synthèse des premières journées scientifiques soit intégrée. (2) D’après le document, les travaux porteraient essentiellement sur la décentralisation et la participation, mais pour le Niger, aussi d’autres aspects de DHD, tels que la sécurité alimentaire et l’environnement, revêtent d’une importance primordiale. (3) Du point de vue organisationnel, le rôle de la structure centrale serait à préciser. (4) En ce qui concerne la proposition de budget, est-ce qu’elle comprend l’édition d’actes et le coût de voyage des experts qui viennent de l’étranger ?

5. M. Sidien Moutari a constaté que le concept même de DHD, qui est loin d’être évident pour tout le monde, n’a pas été clairement défini dans le document. Il y a donc lieu d’intégrer la définition et l’état de l’évolution de ce concept dans le document sous revue ou en annexe.

6. L’intervention de Mme Ali Hadiza a porté sur le thème des deuxièmes journées scientifiques, c’est-à-dire la décentralisation et la participation. Elle a rappelé que le CILSS a lancé des études nationales sur la décentralisation et le développement local et que, par conséquence, il faudrait éviter la duplication.

7. Le Représentant Résident du PNUD a mis l’accent sur l’importance de faire ressortir les résultats escomptés des deuxièmes journées dans le document. « Qu’est-ce qu’on va faire avec les actes »? En plus, serait-il préférable de déterminer nommément dès maintenant qui y va participer. Monsieur le Représentant a aussi remarqué qu’il faudrait des termes de référence pour les deux consultants nationaux. Il a donné la parole à M. Benamrane pour réagir par rapport aux divers points pertinents qui ont été soulevés.

8. M. Benamrane a donné plusieurs propositions de réponse aux remarques et interrogations. (1) Trois pages de synthèse et trois pages de définition de DHD seront à annexées au document. (2). Un Comité de pilotage devrait être mis en place pour suivre le travail et veiller au respect du calendrier. Aussi, les termes de référence de ce comité de pilotage devrait être élaboré dans les meilleurs délais par l’Agence coopérante. (3) Il y a lieu d’identifier les 10 thèmes majeurs, qui seront à l’ordre du jour des deuxièmes journées scientifiques. Parmi ces thèmes majeurs seront examinés ceux proposés par les participants au CLAP, à savoir la sécurité alimentaire, la nutrition et l’alimentation ainsi que l’environnement. es dix thèmes majeurs retenus seront développés par rapport au thème principal « décentralisation et participation ». (4) L’université sera le point d’ancrage qui veillera au respect du chronogramme. (5) Le budget devrait contenir une ligne adéquate pour l’édition. Pour limiter les coûts, les actes pourraient être édités sur CD-Rom. (6) En ce qui concerne les invités, le document d’appui prendra seulement en charge les participants venant de l’intérieur du Niger et non ceux de la sous-région. (7) Les termes de référence du consultant international et des consultants nationaux restent à élaborer par l’Agence coopérante et par le comité de pilotage. Les TDR du consultant international seront proposés par DAES, tandis que ceux des consultants nationaux seront préparés par le comité de pilotage.

Les membres de la réunion ont été satisfaits par les réponses données.

9. Le Représentant Résident du PNUD a attiré l’attention sur l’importance d’envoyer les invitations dans les délais requis aux différentes institutions régionales et agences concernées (CEA, UEMOA, CEDEAO, BAD etc….). Le CILSS sera aussi parmi les invités.

10. Monsieur Benamrane a suggéré que les personnes présentes constitueraient un comité de pilotage provisoire qui se chargera d’élaborer ses propres termes de référence, puis celles des consultants nationaux. Ce qui a été unanimement accepté par les participants.

11. Suite aux réponses satisfaisantes apportées aux remarques et interrogations, il a été conclu que le document pourrait être adopté sous réserve des ajouts indiqués et de la prise en compte des commentaires.

Fait à Niamey le 10 août 2000

Par le rapporteur de séance M. Jean Marie Frentz, JPO au Bureau du PNUD de Niamey


 

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