Niger  Niger
UNDP

3è trimestre 1998

4è trimestre 1998

1er trimestre 1999

2è et 3è trimestre 1999

4è trimestre 1999

1er trimestre 2000

 


Le PNUD au Niger

NOTE TRIMESTRIELLE D’INFORMATION SUR LES DOMINANTES POLITIQUES, ECONOMIQUES ET SOCIALES DU NIGER

(Deuxième et troisieme trimestres 2000)

«Les informations contenues dans la présente note n’ont d’autres prétentions que de mettre à la disposition des partenaires au développement des éléments et analyses susceptibles de compléter les informations publiques qu’ils possèdent sur le pays. Nous remercions les lecteurs de la présente note de nous indiquer d’éventuelles erreurs d’appréciation et de nous proposer des enrichissements. Leurs contributions seront prises en compte soit dans la prochaine note trimestrielle soit dans une note annuelle de synthèse qui couvrira l’année 2000».

(version d’octobre 2000)

RAPPEL DE QUELQUES EVENEMENTS POLITIQUES MAJEURS

• L'environnement international, régional et sous régional

Durant le second et le troisième trimestres 2000, l’économie mondiale a continué à consolider son redressement grâce notamment à l’essor de l’économie américaine qui connaît depuis plusieurs années un taux de croissance remarquable. On note cependant quelques signes d’essoufflement et d’inquiétude découlant des effets potentiels du renchérissement du prix du pétrole qui se maintient à des niveaux élevés inattendus et durables (supérieur à 30 $.US le baril), avec des risques d’inflation qui pourraient si cela venait à perdurer, déclencher un renversement de tendance. De leur côté, les marchés financiers qui ont connu durant l’année 1999 et le premier trimestre 2000 un redressement significatif lié à des progrès enregistrés en matière de renforcement du système financier international appelé à suivre les opérations et à en évaluer la pertinence au regard des normes, codes de bonne conduite et autres règles de transparence et de responsabilité et ce afin d’anticiper et de corriger les situations de tension ou de dérapage, résistent aux batailles spéculatives autour des valeurs volatiles du secteur des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTICs).

Devant la pression des plaidoyers des ONG en faveur d’un traitement plus conséquent de la dette des pays pauvres très endettés, de nouvelles propositions ont été faites tendant à améliorer le cadre du processus de réexamen de l’Initiative des institutions de Bretton Woods pour pallier les effets contraignants du poids de la dette des pays pauvres très endettés (IPPTE). En complément au nouveau mécanisme d’intervention du FMI : la Facilité de Croissance et de Réduction de la Pauvreté (FCRP), la Banque mondiale expérimente dans un nombre réduit de pays éligibles une nouvelle démarche participative de formulation du Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP). FCRP et DSRP deviennent les nouveaux mécanismes de contrôle des conditionnalités pour bénéficier des aides et de l’allègement de la dette.

En fin avril 2000, un Forum consultatif mondial sur l’éducation pour tous a eu lieu à Dakar sous la parrainage de la Banque Mondiale, du FNUAP, du PNUD, de l’UNESCO et de l’UNICEF pour tirer les enseignements sur les progrès accomplis et difficultés rencontrées, dix ans après la Conférence mondiale de Jomtien. Le Forum aura été préparé par six conférences régionales organisées entre décembre 1999 et février 2000 et aura exploité 180 rapports nationaux élaborés à cet effet. La forte participation à ce Forum des ONGs et des représentants de la société civile a permis d’appuyer les recommandations relatives à la promotion de systèmes éducatifs alternatifs, davantage tournés vers le traitement approprié des populations pauvres et exclues. Les normes relatives à la qualité de l’éducation ont fait l’objet de débats avec des propositions pour mieux tenir compte de l’impératif de la diversité culturelle. Les insuffisances en matière d’indicateurs performants de suivi des progrès enregistrés dans la réalisation des objectifs de l’éducation pour tous ont été relevées et la mise en place d’un nouvel institut de statistique auprès de l’UNESCO devrait aider à répondre aux préoccupations de la communauté internationale en la matière.

Au plan des activités onusiennes mondiales, en début septembre 2000, l’ONU a organisé le Sommet du millénaire qui a regroupé les représentants de quelques 191 nations dont 147 chefs d’Etat et de gouvernement, entièrement consacré à la lutte contre la pauvreté, aux inégalités croissantes entre le Nord et le Sud ainsi qu’aux problèmes de la paix dans le monde en général, au Moyen Orient et en Afrique en particulier. A cette occasion a été adopté une Déclaration d’engagement pour qu’à l’horizon 2015, le niveau de pauvreté soit réduit de moitié, que l’éducation pour tous deviennent une réalité, que la propagation de la pandémie du SIDA soit stoppée, que le processus de réchauffement de la planète soit freiné, que la bonne gouvernance soit renforcée et que le système onusien soit reformé. En marge de ce Sommet extraordinaire s’est tenu un Sommet qui a réuni pour la seconde fois de toute l’histoire du Conseil de Sécurité de l’ONU, les chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres permanents et non permanents de cette importante institution. Le rapport adopté en la circonstance préconise l’augmentation des ressources allouées à la paix et au développement, notamment sur le continent africain qui fait l’objet de préoccupations partagées. A cette occasion, le Président américain a proposé que la pandémie du SIDA, la faim et les maladies soient considérées comme des fléaux qui menacent la paix au plan national et mondial et doivent recevoir des réponses urgentes appropriées. A cet effet, les USA entendent octroyer à l’Afrique subsaharienne une enveloppe financière de 1 milliards de dollars américains pour alimenter le marché en médicaments américains de traitement du Sida.

Sur le plan africain, le continent a connu un moment fort avec la tenue à Lomé au Togo du 36 ème Sommet de l’OUA (Lomé, 10-12 juillet 2000) qui a adopté la Charte de l’Union africaine, avec la signature sur place de l’Acte constitutif de l’Union par 25 chefs d’Etat et de Gouvernement. L’Union africaine est appelée progressivement à se substituer à l’Organisation de l’Unité africaine sur la base d’un programme progressif de mise en place des institutions. A la base de la pyramide, ce ne sera pas un Congrès panafricain qui disposera d’un pouvoir législatif supérieur mais un parlement africain consultatif qui sera mis en place, vraisemblablement au printemps 2001 lors d’un nouveau Sommet extraordinaire en Libye, ‘’Syrtes II’’ qui regroupera les pays africains dont les parlements nationaux auront ratifié la Charte de l’Union. Ensuite et de façon progressive seront conçues et mise en place des institutions communes telles la Banque centrale, le Fonds monétaire africain, la banque d’investissement, la Cour de justice, etc…

Toujours sur le plan africain, à rappeler le premier Sommet Afrique - Europe organisé en début avril 2000 au Caire qui a regroupé les représentants de 52 pays africains et des 15 pays de l’Union européenne, sur des questions des droits de l’homme et de la bonne gouvernance. Lors de ce Sommet, le Président de la République française a annoncé que la France annulait la dette bilatérale qu’elle détient sur les pays les plus pauvres.

Au plan sous régional, la 26 ème session ordinaire de la CEDEAO s’est tenue à la fin mai 2000 à Lagos au Nigeria pour examiner notamment la situation en Sierra Léone et faire le point sur l’état d’avancement des initiatives d’intégration régionale. A cette occasion, il a été décidé de mettre en circulation à partir du mois de juin un passeport commun CEDEAO et d’accélérer la mise en place de la Cour de justice et du parlement des Etats de la CEDEAO.

• Quelques faits significatifs de la vie politique au Niger

Les second et troisième trimestres 2000 ont été marqués par la poursuite laborieuse de la mise en place et le redémarrage lent du fonctionnement des institutions et administrations dans leur nouvelle configuration de la V ème République. A cet égard, la Déclaration de Politique Générale (DPG) du Premier Ministre adoptée par l’Assemblée nationale en fin avril prévoit la mise en place de commissions pour le renforcement des institutions (Commission nationale du dialogue social, Commission nationale de surveillance de l’éthique judiciaire, Code de conduite politique, etc…).

Le premier gouvernement de la Vème République a apporté une innovation dans la programmation et le suivi des activités gouvernementales en précisant les missions confiées aux différents départements ministériels dans des Lettres de mission rendues publiques et qui rappellent les activités prioritaires, les résultats escomptés et le calendrier de réalisation. Le partage de prérogatives des Ministères s’est fait sur la base d’un diagnostic sans complaisance effectué par le Premier Ministre lors d’une conférence des cadres organisée début juillet à Niamey, au cours de laquelle, ont été relevés les disfonctionnements de l’Administration publique et les modalités de la nécessaire amélioration des performances en matière de bonne gouvernance et de coordination des actions gouvernementales.

• Les tendances d'évolution de la situation sociale

Le Niger a été frappé par une épidémie de méningite qui a sévi dans la Capitale ainsi que dans les localités situées le long des frontières du Nigeria et du Burkina Faso, avec un millier de cas recensés et quelques 150 morts et ce malgré les efforts du Gouvernement et de ses partenaires au développement pour assurer une large couverture vaccinale.

Sur le plan social, dans l’ensemble, à l’exception de quelques cas de grèves ‘’dures’’, notamment dans le secteur minier (SOMAIR) et dans la cimenterie de Malbaza, et parfois comme à l’habitude accompagnées de manifestations d’élèves, d’étudiants et d’enseignants, la situation sociale a connu, comparativement au passé, une trêve notable avec des améliorations du fait des salaires versés régulièrement depuis le début de l’année 2000 aux fonctionnaires. Les menaces de mise à la retraite d’office des travailleurs ayant plus de trente années de service (quelques 1250 agents sont concernés dont un millier d’enseignants, une centaine d’agents de l’agriculture et une centaine d’agents de la santé) et les arriérés qui touchent une douzaine de mois de salaires continuent à constituer la cause majeure d’insatisfaction et de revendication des travailleurs. A la fin avril 2000, le Gouvernement et l’Union des Syndicats des Travailleurs du Niger (USTN) ont signé un protocole d’accord portant notamment sur les conditions de départ à la retraite, le remboursement des douze mois d’arriérés de salaires ainsi que des prestations familiales y afférentes, le rétablissement de la représentativité des syndicats dans les institutions paritaires et l’implication des syndicats dans toutes les initiatives de privatisation des entreprises publiques,

• Evolution en matière de consolidation de la paix au Nord du Pays et de renforcement du climat de paix sociale et de concorde nationale

Le processus de consolidation de la paix dans les Régions du Nord et de l’Est du pays a connu un développement spectaculaire en septembre 2000 avec l’organisation réussie des cérémonies de la « Flamme de la Paix », le 25 septembre à Agadez. Le point fort de ces cérémonies a consisté en l’embrasement devant un public enthousiaste de 1.234 armes récupérées des anciens fronts de l’ex-rébellion armée et des différentes milices d’auto-défense. La préparation de ces cérémonies dont le coût a été estimé à six cent millions de FCFA, a donné lieu à d’intenses activités de concertation entre les autorités nigériennes, les partis politiques toutes sensibilités confondues, les représentants de la société civile et les partenaires au développement. Dans la phase préparatoire, des caravanes de la paix ont sillonné le pays pour sensibiliser les populations sur l’importance de l’événement. Parmi les hautes personnalités ayant participé à ces cérémonies : les Présidents de la République du Tchad et de la Sierra Léone, Messieurs Idriss Deby et Ahmed Tejan Kabbah, le Représentant du Secrétaire général de l’ONU, Monsieur Jayatan Dhanapala, Secrétaire général Adjoint de l’ONU en charge du désarmement, la Secrétaire exécutive du CILSS, madame Cissé. De nombreuses délégations ont été conduites par des membres de gouvernement, y compris un premier ministre pour le cas du Togo et un ministre d’Etat pour le cas de l’Algérie ou par des présidents de l’Assemblée nationale pour les cas du mali et du Burkina Faso.

Pour le renforcement de la paix, des efforts continueront à être menés avec l’appui des institutions onusiennes en charge du désarmement qui ont délégués des experts en vue de la sensibilisation des populations afin de mettre fin à la circulation des armes légères et de procéder à leur récupération et à leur destruction. Le Niger est membre actif du Réseau sur le Moratoire Ouest africain et la Culture de la Paix (REMOACP) et la société civile déploie dans ce cadre une intense activité en faveur de la culture de la paix.

Enfin, en matière de paix sociale et de concorde nationale des efforts sont menés pour améliorer le fonctionnement des institutions décentralisées en charge de la régulation de la gestion locale des ressources naturelles, du traitement et de la résolution des conflits fonciers entre paysans et éleveurs qui risquent de s’exacerbés du fait des effets de la sécheresse caractéristique de la campagne agricole 2000. Il s’agit entre autres de mécanismes institutionnels ou ad hoc de concertation et d’arbitrage, tels les commissions administratives d’arbitrage, les comités de gestion des terroirs villageois, les fora de concertations et d’arbitrage regroupant à la fois les représentants des autorités administratives et judiciaires, les représentants des autorités coutumières et religieuses et ceux des partenaires au développement et ONGs actifs sur les lieux de litige et de contestation.

A noter enfin que dans la Déclaration de Politique Générale (DPG) de la fin avril 2000, le Premier Ministre s’engageait à mettre en place une Commission de dialogue sociale avec mandat de restaurer la morale dans la gestion des affaires publiques, comprenant les représentants des syndicats, du patronat, de la société civile et du gouvernement et une Commission de surveillance de l’éthique judiciaire qui sera en charge de veiller à l’indépendance de la justice et au respect des droits de l’homme.

A relever cependant que le climat de paix et de sérénité décrit ci-dessus aura été perturbé en juin 2000 par l’affaire dite ‘’Pelé’’ qui a consisté en l’enlèvement d’un officier de l’armée nigérienne, rapidement libéré mais qui a donné lieu à l’interpellation d’une douzaine d’officiers impliqués dans l’enlèvement puis le relâchement de certains d’entre eux et la mise en examen d’autres.

• Les tendances d'évolution de la communication plurielle

En plus de la chaîne télévisée publique ‘’Télé Sahel’’ et de la chaîne télévisée privée ‘’Ténéré TV’’ en fonctionnement depuis mai 2000, le Niger disposera prochainement d’une deuxième chaîne télévisée semi publique avec des capitaux mixtes nigériens et privés étrangers.

Durant le semestre sous revue, le réseau des radios rurales solaires autogérées s’est renforcé et comporte grâce à un appui d’un consortium PNUD, ACMAD (Centre africain d’application de la météorologie pour le développement) et SNV (organisme hollandais de coopération), un effectif de radios opérationnelles de huit unités situées respectivement par ordre chronologique d’implantation à Bankilaré/Tillabéry décembre 1999, Tchin Tabarden/Tahoua mai 2000, Belbéji/Zender mai 2000, N’Gourti/Diffa août 2000, Aderbisinat/Agadez août 2000, Bermou/Maradi août 2000 Douméga/dosso septembre 2000 et In Gall/Agadez septembre 2000. Il est prévu la mise en place d’une seconde unité dans chacune des huit régions du pays avant la fin de l’année en cours. La programmation pour l’An 2001 portera les effectifs en radios de ce genre à 160 soit 20 unités par région.

EVENEMENTS DE NATURE MACRO-ECONOMIQUE ET SECTORIELLE

• Indications sur la situation du secteur agricole

La situation pluviométrique, agrométéorologique et phytosanitaire pour la campagne agricole 2000, après avoir nourri des espoirs durant les mois de juillet-août du fait des prévisions saisonnières qui indiquaient un cumul pluviométrique supérieur à la normale, s’est révélée des plus décevantes avec dans l’ensemble une faiblesse importante et une mauvaise répartition des précipitations ainsi qu’une couverture insuffisante des besoins hydriques des cultures entravant leur croissance normale, voire leur dessèchement dans plusieurs régions du pays. Cette situation préoccupante au point de donner lieu à l’organisation de prières collectives pour susciter des pluies, a été aggravée par des infestations de sauteriaux, d’insectes floricoles et d’oiseaux granivores, affectant en conséquence les récoltes médiocres.

Les efforts de relance de la production de la gomme arabique qui a constitué dans les années soixante et soixante dix un des principaux produits d’exportation du Niger nourrit à nouveau des espoirs avec un certain engouement pour la replantation de gommiers, 15.000 pour le seul site agro-forestier de Karma non loin de Niamey, sur la route de Tillabéry.

• Indications sur la situation du secteur minier

L’or noir continue à nourrir des espoirs au Niger, spécialement sur le site pétrolifère du Djado dans l’extrême Nord du pays où les opérations de recherche géologique, de prospection, de traitement des données sismiques et les forages se multiplient. Un programme opérationnel porte sur trois puits : Manguéni I, Emi-Fraha III et Espoir I.

Le secteur minier d’exploitation uranifère a connu durant la période sous revue des négociations pour le renouvellement des conventions de longue durée (2004-2013) qui lieront le Niger à ses deux partenaires dans le secteur : La Cominak et la Somaïr. Les négociations ont couvert l’ensemble des aspects d’investissement, de production, de commercialisation et d’environnement social et d’entretien des infrastructures de communication (route Arlit - Tahoua).

A la fin septembre, la Société africaine de trading et d’investissement (SATI) en partenariat avec la Compagnie Wafia Petrolium Center et le gouvernement nigérien, ont signé un convention de recherche et d’exploitation minière sur le site aurifère de Kossa, partie nigérienne du Liptako, pour une durée de trois années et portant sur un périmètre de 1.800 Km².

A noter la pose de la première pierre d’une usine d’or à Tiawa dans la zone du Liptako sur financement privé d’un consortium composé notamment d’ETRUSCAN et de la société ‘’African Geomin Mining Development Corporation’’. La construction de l’usine durera 14 mois, en phase d’exploitation l’usine emploiera 150 travailleurs nigériens et la production du premier lingot d’or est prévue pour le second trimestre 2001.

• Evolution des principaux indicateurs de l'activité économique et sociale

compression des dépenses publiques

Dans la Déclaration de Politique Générale, le Premier ministre a indiqué sa préoccupation quant à l’ampleur des dettes intérieures et extérieures dont la gestion annihile tout effort de programmation et de gestion budgétaire. Pour faire face à cette situation, il a été décidé la mise en place d’un mécanisme novateur de discipline budgétaire consistant en un Programme Financier Minimum (PFM) applicable sans délai et destiné à instaurer plus d’austérité et de rigueur dans la gestion des finances publiques. Les arriérés seront du ressort d’une Caisse Autonome d’Amortissement de la Dette Intérieure (CADI) pour libérer la trésorerie de l’Etat et permettre un minimum de programmation des dépenses publiques et un paiement effectif des engagements prioritaires validés, sur une base hebdomadaire par un comité de trésorerie.

Loi de Finances rectificative pour l’année 2000.

La loi de finances rectificative a été votée par l’Assemblée nationale en début juin 2000. Le nouveau budget équilibré, porte sur une enveloppe de 200,42 milliards de FCFA en recettes et en dépenses. Pour ce qui concerne les recettes, près de 90 milliards de FCFA sont attendus des ressources d’emprunt et d’opération d’aide budgétaire en cours de négociation avec les Institutions de Bretton Woods ainsi qu’avec les principaux partenaires au développement. En matière de dépenses, le Budget de fonctionnement sera couvert pour un montant de 98 milliards de FCFA pour les dépenses de personnel, matériel et fournitures, 51 milliards pour le règlement de la dette publique (18 pour la dette extérieure et 33 pour la dette intérieure) et le reste, soit 52 milliards pour le budget d’investissement. Deux budgets annexes d’environ 6,7 milliards de FCFA ont été votés, l’un pour l’exploitation des parcs des travaux publics et l’autre pour ceux de la Défense nationale. Enfin, deux comptes spéciaux du Trésor ont été acceptés au bénéfice de la Caisse d’amortissement de la dette intérieure (CADI) et de la Caisse autonome de l’Entretien Routier (CAFER) et crédités pour un montant de 5 milliards de FCFA.

évolution de l’indice des prix à la consommation.

Les effets cumulés de la hausse significative des prix des produits pétroliers et de la valorisation du taux de change du dollar américain au regard de l'Euro et par voie de conséquence du Franc CFA se sont traduits par un manque à gagner du trésor nigérien de l’ordre de 7 milliards de FCFA nécessitant à deux reprises, en mai (hausse uniforme de 40 FCA/litre) et en septembre (hausse de 35 à 50 FCFA/ litre selon le type de carburant et à l’exception du pétrole lampant dont le prix est resté inchangé), des interventions des pouvoirs publics qui se sont traduites par des corrections conséquentes des prix payés par les consommateurs. Les pouvoirs publics ont engagé avant la correction des prix des consultations avec l’ensemble des opérateurs concernés et ce afin de limiter autant que faire se peut les implications fâcheuses de cette opération sur le coût de la vie en général et sur l’aggravation de la situation de pauvreté en particulier. Des inquiétudes fondées se sont manifestées au niveau des risques d’ajustement des tarifs dans le secteur des transports et dans d’autres secteurs de production de biens et de services de base. A titre indicatif, le prix du litre du super qui coûte au Niger 555 FCFA se situe dans la moyenne supérieure parmi les prix pratiqués dans les pays membres de l’UEMOA : 365 FCA au Bénin et au Togo mais 539 FCFA en Côte d’Ivoire et 620 FCFA au Mali.

De façon générale, l’indice des prix à la consommation qui était resté à un niveau de relative stabilité durant le premier trimestre 2000 (0,3% d’augmentation du 1er janvier au 31 mars tel que signalé sur la précédente notre trimestrielle) a connu une flambée sans pareille durant le second trimestre : 7,6 % entre le 1er avril et le 30 juin et une variation de 5,7 % sur les douze mois de juin 1999 à juin 2000. La hausse des prix durant le second trimestre (cf l’annexe N° 1), qui a correspondu à un relèvement du taux de la TVA avec application courant mars 2000, a touché plusieurs des composantes de l’indice des prix et plus spécialement les produits alimentaires, le transport, la santé, l’habillement ou le logement. La tendance à une croissance excessive de l’indice et qui aurait pu compromettre la situation du Niger au regard des conditions fixées par l’UEMOA (3% pour l’année 2000) a été corrigée durant le troisième trimestre (cf annexe N° 2) durant lequel l’indice a connu une décroissance de –1,9 % de juillet à septembre et ramenant la croissance annuelle de septembre 1999 à septembre 2000 à 3,3 % soit un niveau plus compatible avec les recommandations de l’UEMOA.

EVENEMENTS DE NATURE THEMATIQUE

• Le programme de privatisation

Le programme de privatisation des entreprises publiques se poursuit avec la même appréhension des syndicats qui ont obtenu d’être associés aux négociations pour veiller au respect des droits des travailleurs affectés par des licenciements. Les appels d’offre à repreneurs lancés sur la base de cahiers de charge ont donné lieu à des sélections de pré-qualification pour les différentes entreprises concernées.

En matière de télécommunications, deux licences de téléphonie mobile GSM ont été allouées à des opérateurs privés sélectionnés parmi la trentaine de candidatures recuillies, quant aux télécoms fixes, trois compagnies restent en compétition : Mauritius Télécoms, France Télécoms en partenariat avec la SONATEL/Sénégal et Createl Télécom/Allemagne. Pour ce qui concerne la privatisation du secteur de l’électricité, la NIGELEC intéresse la coopération chinoise qui apporte un appui à la maintenance du réseau.

Dans le secteur de l’eau, où la privatisation va consister en une cession en gérance pour une période donnée (affermage), des progrès ont été réalisés sur le plan de la promotion d’un environnement juridique adéquat et la mise en place d’une société nationale de patrimoine ; à l’issue des opérations d’appel d’offres et de pré-qualification, la SNE reste convoitée par les deux opérateurs : Vivendi et SAUR. Le secteur hôtelier suscite davantage d’intérêt avec cinq propositions de reprise dont Accord et Hilton.

Les autres dossiers de privatisation font l’objet d’examen et concernent pour l’instant la SONIDEP (pétrole), l’OFEDES (eau du sous sol), RINI (riz) et l’abattoir frigorifique de Niamey.

EVENEMENTS EN RELATION AVEC LA COOPERATION INTERNATIONALE

Comme cela a été relevé dans les précédentes notes, de façon générale, les relations de coopération entre le Niger et ses partenaires au développement se sont trouvées gravement affectées par le coup d’Etat d’avril 1999. Il en a résulté un ralentissement voire un gel momentané des déboursements des programmes d’assistance notamment au niveau des partenaires bilatéraux dont la plupart ont attendu la fin de la transition et le bon déroulement du processus de mise en place d’institutions démocratiques pour normaliser lors du premier trimestre 2000 et de la période sous revue leurs relations de coopération avec le Niger. Avec le recul, l’extrême gravité de la situation découle du fait que certains partenaires bilatéraux et non des moindres ont éliminer le Niger, l’un des pays les plus pauvres du monde, de la liste des pays de concentration des aides au développement. Malgré le retour significatif de partenaires au développement, certains observateurs s’interrogent encore sur les effets à court et à moyen termes du véritable boycott économique infligé au Niger et dont les conséquences sont difficiles à évaluer au regard des signes d’aggravation de la situation de pauvreté et d’extrême pauvreté que vivent les populations. Pourtant, des efforts remarquables ont été déployés et se poursuivent par le Gouvernement en place qui multiplie, parfois avec succès, ses tournées de sensibilisation, de plaidoyer et d’appel à la relance la coopération avec ses partenaires.

• Coopération avec l’Allemagne

En début septembre 2000 ont eu lieu à Niamey les négociations inter-gouvernementales nigéro-allemandes qui consacrent la reprise de la coopération entre les deux pays et sa concentration dans l’avenir sur un secteur prioritaire d’intervention, celui du développement rural où seront menées des activités d’appui à la décentralisation et à la participation des populations cibles, des actions de protection des ressources naturelles, de planning familial ou de lutte contre le SIDA. La délégation allemande a indiqué que l’Allemagne contribuera pour le financement de nouvelles activités durant le biennal 2000/2001 pour un montant de 30 millions de DM soit environ 10 milliards de FCFA dont les deux tiers au titre de la coopération financière et le tiers au titre de la coopération technique. Ces nouveaux engagements viendraient compléter une enveloppe de l’ordre de 12 milliards de FCFA provenant de la reprogrammation d’engagements antérieurs n’ayant pas donné lieu à déboursement du fait du gel de la coopération par suite des évènements d’avril 1999.

• La coopération avec la Belgique

Une convention d’appui budgétaire pour un montant de près de 3,8 milliards de FCFA a été signé en début juillet 2000 entre le Niger et la Belgique. Cette opération s’est inscrite à la suite de la visite de travail effectuée par le Premier Ministre nigérien en Belgique à la fin mai et quelques semaines avant la réunion à Niamey du III ème Comité mixte de suivi des projets de coopération qui a procédé à la revue du portefeuille des projets de développement sur financement belge en cours de réalisation, essentiellement en appui au renforcement du secteur de la santé, de l’Etat de droit et du développement agricole - projet semencier - et à l’identification de nouvelles initiatives pour le prochain cycle de programmation. A l’occasion de la réunion du Comité mixte de suivi, quatre conventions de financement pour un montant de 5,6 milliards de FCFA, permettront durant les deux prochaines années le démarrage et la mise en œuvre de projets nouveaux dans les secteurs agricole, de l’environnement, de l’hydraulique, du touristique, de l’artisanat et de la lutte contre la prolifération des petites armes dans la région du Nord.

A noter que le Niger figure parmi les 25 pays de concentration de la coopération et de l’aide au développement de la Belgique.

• La coopération avec la Chine

A la fin avril 2000, la Chine et le Niger ont procédé à Niamey à un échange de note portant sur une aide budgétaire pour un montant de 1,5 millions de dollars US soit près de 1 milliards de FCFA.

A la mi mai, a été inaugurée, dans le complexe textile ENITEX, une unité de filature-tissage qui a nécessité un investissement de l’ordre de 6,2 milliards de FCFA, complexe dont la production depuis son rachat par un consortium chinois est passée de 2,5 à 5,6 millions de mètres de tissu imprimé et les effectifs des travailleurs de 234 à 580. Cette usine permet en outre à quelques 4.500 paysans nigériens de produire et de vendre à l’usine chaque année quelques 33.600 tonnes de coton graines soit 1.300 tonnes de fibres, ce qui ne représente qu’une partie des besoins de l’ENITEX.

La première session de la Commission Mixte Nigéro-Chinoise de Coopération s’est tenue à Pékin en fin juillet 2000. A cette occasion, la Chine a octroyé au Niger un don de 29,3 millions de Yuans soit environ 2,1 milliards de FCFA devant couvrir respectivement :

la réalisation de projets de développement pour 1,7 milliards de FCFA (approvisionnement en eau potable des villes de Tibiri/Maradi et de Zinder, allègement des tâches domestiques des femmes rurales et construction de salles de cours à ‘Université de Niamey ;

le reste devant servir pour l’acquisition d’équipements et de matériels divers.

La Commission a examiné plusieurs propositions de financement susceptibles de faire l’objet d’aide publique à la réalisation de projets de développement telles la construction d’un second pont sur le fleuve Niger à Niamey ou la réalisation d’une seconde tranche de logements sociaux, mais aussi d’interventions d’opérateurs privés chinois (extension de la culture du coton pour alimenter le complexe textile de ENITEX, mise en bouteille d’eau minérale, spirales anti-moustiques, déshydratation d’oignons pour l’exportation, tannerie à Malbaza/Tahoua).

Sur la période considérée, le Niger a bénéficié d’un don de près de 400 millions de FCFA consistant en 1.600 tonnes d’engrais chimiques destinés à améliorer les rendements agricoles des producteurs nigériens.

A noté enfin durant le semestre sous revue, la remise du programme des 145 logements sociaux réalisés sur un financement chinois de 2,8 milliards de FCFA destinés à améliorer les conditions de vie et d’habitat des populations nigériennes.

• La coopération avec les Etats Unis d’Amérique

Les présidents des Etats Unis d’Amérique et du Niger se sont rencontrés à Abuja au Nigeria à la fin du mois d’août pour s’entretenir des possibilités de coopération notamment dans les secteurs de renforcement de la démocratie et de l’Etat de droit, de la sécurité alimentaire, de l’éducation, de la communication ainsi que de la lutte contre le Sida.

• La coopération avec le Japon

Le Japon et le Niger ont signé à la mi avril 2000 à Niamey un accord d’aide alimentaire d’un montant de 360 millions de Yens, soit environ 2,3 milliards de FCFA. Ce don servira à l’achat et à la distribution de denrées alimentaires, essentiellement du riz, dans une perspective d’amélioration de la situation nutritionnelle des populations nigériennes, en soutien à la politique agricole en application dans le pays. A noter que les fonds de contre partie constitués en application de cet accord devront servir au financement de projets de développement convenus entre les deux parties.

En début avril, la coopération japonaise a remis aux autorités nigériennes les ouvrages hydrauliques réalisés dans le cadre du projet ‘’Approvisionnement en eau potable en vue de l’éradication du ver de Guinée dans le département de Zinder’’. Ce projet consistant en la réalisation de 90 nouveaux forages et la réhabilitation de 77 forages existant a nécessité un financement sur don japonais d’un montant de 1,6 milliards de Yens, soit environ 9 milliards de FCFA.

• La coopération avec la Suisse

Durant le semestre sous revue, la Suisse a approuvé trois nouveaux crédits à hauteur total de 2,56 milliards de FCFA pour les action suivantes:

Appui à l'élevage dans les Départements de Maradi et Tillabéri (960 millions de FCFA sur trois ans) ;

Appui au développement local de Gaya (gestion des rôneraies, éducation

De base, élevage, appui aux structures locales de gestion) 1,16 milliards de FCFA

sur trois ans ;

Fonds de soutien aux investissements locaux à Maradi et Gaya (440 millions de FCFA pour un an et demi, période considérée comme phase pilote).

• La coopération avec l’Union Européenne

Durant le semestre sous revue, On a noté une reprise spectaculaire de la coopération nigéro-européenne avec des efforts de rattrapage dans la programmation et le déboursement attendus à court terme et devant porter sur une enveloppe globale de quelques 100 millions d’Euros soit environ 63 millliards de FCFA. A cet égard, on a noté sur la période sous revue la signature de plusieurs accords d’importance :

Convention de financement pour la réhabilitation de la route Niamey Dosso pour un montant de 20,5 millions d’Euros ;

Projet d’appui institutionnel de 1,825 millions d’Euros pour aider le Niger dans ses efforts d’intégration au sein de la Communauté ouest-africaine (UEMOA) ;

Projet d’appui à la mise en place de la carte scolaire de 1,3 millions d’Euros devant permettre au secteur de l’éducation de mieux gérer son personnel, ses infrastructures et ses équipements.

Un groupe de parlementaires européens conduit par le coprésident de l’Assemblée paritaire UE/ACP John Alexander Corrie a séjourné au Niger avec une visite dans la région du Nord du Pays où l’UE finance des projets d’appui au processus de consolidation de la paix, notamment par des activités en faveur de la réinsertion socioéconomique des ex-combattants. A rappeler que sur la période sous revue, l’Union européenne déboursé quelques 6 milliards de FCA pour payer les salaires des fonctionnaires .

• La coopération avec les Institutions de Bretton Woods

La coopération avec la banque mondiale aura porté notamment sur :

la signature d’un accord à la mi septembre d’un Accord de crédit pour le redressement des finances publiques d’un montant de 35 millions de $. US soit environ 27 milliards de FCFA, remboursable sur une période de 40 ans avec dix années de grâce. Ce prêt servira au renforcement institutionnel du secteur des finances, à l’assainissement d’une partie des arrières (quelques 236 milliards de FCFA de dettes intérieures et une douzaine de mois de salires impayés (50 milliards de FCFA) et plus généralement à la promotion des conditions requises afin que le pays puisse bénéficier des conditions d’éligibilité rapide à l’initiative de réduction de la dette des pays pauvres très endettés (IPPTE) en marge des travaux de formulation participative du Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) ;

la coopération avec le FMI, a été marquée par la signature d’une convention portant sur un Accord financier triennal 2000-2003 pour un montant de 55 milliards de FCFA dans le cadre de la Facilité liée à la stratégie de réduction de la pauvreté (FSRP). Cet Accord d’importance ouvre la voie à l’éligibilité rapide du Niger (avant la fin de l’année en cours) à l’initiative de l’allègement de la dette en faveur de pays pauvres très endettés (IPPTE), à la mobilisation de ressources additionnelles d’appui aux politiques et programmes de réformes en provenance de partenaires bilatéraux et multilatéraux tels l’Union européenne, la BAD ou la France.

A noter l’ouverture depuis septembre 2000, d’un bureau du FMI avec la désignation de Monsieur Simon N’Guiamba comme représentant de cette institution au Niger.

• La coopération avec la FAO

En Août, un protocole a été signé entre le Gouvernement et la FAO pour un appui de 254.000 US $, près de 180 millions de FCFA, en assistance technique au développement du secteur agricole dans les oasis, spécialement le renforcement des systèmes de production des palmiers dattiers.

A la mi septembre, des documents relatifs à deux autres projets d’assistance technique portant sur un montant de plus de 400 millions de FCFA ont été signés entre le Niger et la représentation de la FAO. Le premier projet concerne l’appui à la relance de la filière de production et de commercialisation de la gomme arabique, activité qui constituait à la fin des années 70 le deuxième poste d’exportation du Niger avec 2.600 tonnes exportées et qui n’a cessé depuis de décliner avec la liquidation de l’entreprise publique Copro-niger et la récupération de cette activité par le secteur privé informel. Le second projet concerne quant à lui l’exploitation et la mise en valeur du prosopis dans la Région du Lac Tchad.

• La coopération avec le PNUD

A la mi juin, le Niger, le PNUD et le FENU ont signé une convention de financement pour la poursuite et le renforcement des activités de lutte contre la pauvreté développées sur les sites de Mayayi et de N’Guigmi pour un montant de 8 millions de US$ soit quelques 5,6 milliards de FCFA. Une mission conduite par le Secrétaire exécutif adjoint du FENU Monsieur Albéric Kacou a séjourné au Niger en septembre pour examiner les conditions de démarrage de cette importante convention.

Parmi les activités significatives menées dans le cadre de la coopération avec le PNUD, à noter le lancement du Rapport mondial 2000 sur le développement humain portant cette année sur la corrélation entre les droits de l’homme et le développement humain, une cérémonie nationale a eu lieu le 15 août, présidée par le président de la République et une journée de vulgarisation du contenu du rapport, animée notamment par le Ministre de la justice, l’Ambassadeur de France, le Consul Général du mali au Niger et le Représentant Résident du PNUD. Diverses activités ont été développées en la circonstance, une conférence de presse, un symposium ainsi que la projection d’un film au Centre Culturel Franco Nigérien (CCFN) portant sur la thématique des droits de l’homme. Le montant des ressources mobilisées à l’occasion de ces manifestation ont été remis à la prison de Niamey pour améliorer les conditions d’hygiène et de santé des détenus.

Trois documents dont deux projets d’appui au développement des projets et des programmes (SPPD) et un Addendum au Document d’appui au Programme Cadre national de lutte contre la pauvreté ont été signés en août, portant sur un montant de l’ordre de 240.000 $. US, soit environ 250 millions de FCFA. Ces contributions du PNUD visent à la fois le renforcement du réseau des radios rurales (RURANET) et l’organisation de Journées Scientifiques sur le développement humain avec respectivement comme agence de coopération l’UNESCO et le Département des Affaires Economiques et Sociales du Secrétariat Général des Nations Unies (DAES).

• La coopération avec la Commission des Nations-Unies de lutte contre la désertification (CCD)

En début septembre 2000, un Forum national de validation du Programme d’action national de lutte contre la désertification et de gestion des ressources naturelles (PAN/LCD-GRN), organisé avec l’appui du PNUD et de la CCD a rassemblé à Niamey les représentants des administrations centrales et déconcentrées, les partenaires au développement ainsi que les représentants de la société civile et des ONGs. Parmi les principales conclusions et recommandations retenues figurent :

convier une consultation sectorielle au cours du premier semestre 2000 pour poursuivre le dialogue de politique en la matière et mobiliser les ressources pour le financement du plan d’action ;

la désignation de la Coopération italienne comme chef de file pour l’appui au Niger pour l’organisation et la tenue de la consultation sectorielle sur la lutte contre la désertification, le PNUD, la CCD et d’autres partenaires impliqués dans ce secteur apporteront leur concours. La mission confiée au chef de file consiste notamment en l’appui à la poursuite du dialogue de sensibilisation et d’information de l’ensemble des partenaires au développement sur l’état d’avancement des préparatifs de la consultation et aider à l’identification et au démarrage d’actions prioritaires du PAN/LCD-GRN.

• la coopération avec la Francophonie

Le Niger a été retenu comme pays hôte des Vè Jeux de la Francophonie devant avoir lieu en décembre 2005. Vaste entreprise nécessitant des investissements de l’ordre de 100 milliards de FCFA pour la mise à niveau des infrastructures sportives et d’accueil et pour couvrir des coûts d’organisation. A cet égard, un Directeur Général du Comité national d’organisation avec rang de Ministre a été désigné en fin septembre 2000 en la personne de Monsieur Almoustapha Soumaïla, Conseiller spécial du Président de la République et Président du Comité ad hoc de la préparation des cérémonies de la Flamme de la paix qui ont eu lieu le 25 septembre.

• la coopération avec la Banque Ouest africaine de développement (BOAD)

Le Niger et la BOAD ont signé à la fin août 2000, un Accord de prêt de 2 milliards de FCFA, remboursable en 17 ans avec un différé de 3 ans, pour le financement partiel de la réalisation d’un projet de renforcement de l’alimentation en eau potable de la ville de Tillabéry. Le projet est dimensionné pour couvrir correctement les besoins de la population du centre urbain en question jusqu’à l’horizon 2016 lorsque ces besoins seront de l’ordre de 3.500 mètres cubes jour. Les travaux se poursuivront de mars 2001 à mars 2003. A noter l’ouverture d’une représentation de la BOAD au Niger et la désignation de Monsieur Nicholas Koffi comme représentant.

ANNEXE N°I portant indice harmonisé des prix à la consommation pour les pays membres de l'U.EM.O.A., Niamey, Juin 2000, base 100 :1996 (PDF-

 

ANNEXE N° 2 portant indice harmonisé des prix à la consommation pour les pays membres de l'U.EM.O.A., Niamey, septembre 2000, base 100 :1996 (PDF-

 

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