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UNDP

Document de projet

Document d'orientation


Le PNUD au Niger

Contexte et justification :

Pays sahélien à ressources naturelles limitées et à industrie quasi inexistante, l’économie du Niger repose essentiellement sur l’agriculture, l’élevage et les recettes d’exportation de l’uranium dont le cours international ne cesse de baisser. L’accroissement démographique et les besoins induits en éducation, santé, emploi, investissements, dépasse de loin les recettes financières disponibles du pays. Les projets de développement du Niger reposent essentiellement sur l’aide extérieure et la dette.

L’émergence d’une société démocratique porteur d’espoir en termes de projet de société, de bonne gestion, de progrès social est très récente (depuis 1991) ; elle ne s’est pas traduite par une amélioration significative des conditions de vie et de travail des nigériens. C’est ainsi qu’au cours des douze dernières années l’histoire de ce pays a été marquée par des événements politiques majeurs qui se sont succédés à grande vitesse et qui ont hypothéqué les efforts entrepris au plan national et par les partenaires extérieurs pour assurer le développement de ce pays pauvre, classé au 173ème rang (sur 174 Etats) dans le classement basé sur l’indice de développement humain (IDH) du PNUD. En effet, la vie politique nigérienne de 1991 à 1999, s’est caractérisée notamment par :

La succession de quatre républiques ;
L’adoption de quatre constitutions avec des régimes présidentiels et semi- présidentiels ;
Trois transitions politiques ;
Cinq chefs d’Etat ;
Quatre assemblées nationales ;
Neuf gouvernements animés par quelques deux cents ministres ;
Un coup d’Etat civil (conférence nationale de 1991) ;
Deux coups d’Etat militaires en moins de trois ans (janvier 1996 et avril 1999) ;
Deux rébellions armées (Touareg et Toubou) qui ont affecté l’Aïr,l’Azawak, le Kawar et le Manga ;
Des conflits communautaires et ruraux ;
Une situation persistante de désobéissance civile et de manifestations estudiantines et syndicales ;

La mort tragique d’un Président de la République suite à un coup d’Etat.

Cette situation d’instabilité politique et sociale chronique dénote la fragilité des institutions démocratiques mises en place au lendemain de la Conférence Nationale de 1991 et montre la fébrilité de l’institution militaire qui n’hésite pas à faire des incursions sur la scène politique pour s’emparer du pouvoir ou à " descendre dans les rues " pour exprimer son mécontentement, souvent au mépris des règles de la hiérarchie militaire et des lois de la République.

Il y a une multiplicité de causes à ce phénomène liées au contexte politique, économique, social et au statut de l’armée, notamment :

L’implication de certains cadres de l’armée dans le jeu politique face à l’absence d’alternance politique et institutionnelle ;
Le refus de collaboration dans la gestion et l’exercice du pouvoir conduisant à la mise à l’écart de certaines compétences dans la gestion de l’Etat ;
Le dysfonctionnement des organes politiques mis en place suite au processus de démocratisation et le non-respect du jeu institutionnel par les acteurs politiques ;
La perversion des logiques des règles politiques de la majorité et de l’opposition ;
L’absence de dialogue social pour trouver un équilibre entre les libertés et les devoirs conduisant à des grèves fréquentes des partenaires sociaux ;
L’insuffisance du niveau de formation civique des militants des partis politiques conduisant à l’absence de démocratie au sein de certains partis politiques ;
La mise en place des organes démocratiques dans le contexte de contraintes économiques face aux bailleurs de fonds qui n’accompagnent pas toujours les efforts de démocratisation entrepris.
Il faut en plus relever que ces événements contraignants au Niger se sont produits dans un contexte politique et social exacerbé par les grèves et des manifestations syndicales et estudiantines et par une rébellion armée qui a sévi dans le Nord et l’Est du pays créant des zones d’insécurité abandonnées des années durant par les partenaires au développement.

En ce qui concerne l’ex-rébellion armée, on peut recenser au nombre de ses causes :

La domination de groupes ethniques majoritaires sans perspectives d’alternance, ce qui entraîne la marginalisation des groupes ethniques minoritaires dans la gestion de la cité ;
La mauvaise répartition géographique des ressources ;
L’exploitation par les hommes politiques des différences ethniques;
L’ingérence des puissances extérieures ;
Le mauvais découpage administratif ;

Les conséquences immédiates de cette situation ont été :

Les risques de partition de l’Etat ;
Les déplacements massifs des populations ;
L’arrêt de la mise en œuvre des projets de développement ;
Les scissions internes entamant la cohésion de l’armée et l’effritement de sa capacité opérationnelle ;
L’insécurité généralisée et la prolifération des armes de guerre ;
Le traumatisme psychologique au niveau des populations brimées.

Face à la permanence et à la multiplication de ces situations de crises qui hypothèquent le développement et mettent en cause la paix sociale et la démocratie, l’Université Abdou Moumouni de Niamey, les Forces Armées Nigériennes et la Société civile ont organisé avec succès en Décembre 1999 un Colloque International sur le thème " Armée et Démocratie en Afrique : Cas du Niger " dont le but était de comprendre les raisons de ces crises en vue de leur apporter des solutions durables.

Le forum qui a servi de cadre idéal d’échanges entre hommes politiques, cadres militaires et représentants de la société civile a ainsi constitué un moment fort porteur d’espérance pour la création d’un climat de paix et de sécurité favorable à une intervention de la coopération internationale pour la réduction de la pauvreté et le développement.

L’année 2000 a commencé sous de bonnes augures avec la mise en place de la Vème République, d’un Président de la République élu dans des conditions satisfaisantes et d’un nouveau gouvernement issu d’une majorité parlementaire démocratiquement élue.

Elle a été marquée aussi par l’organisation de la cérémonie " Flamme de la Paix " fêtée avec faste en fin de mois de septembre à Agadez, consacrant ainsi le retour de la paix et de la concorde avec un intérêt marqué des partenaires au développement à accompagner les efforts de réinsertion des ex-combattants des Fronts armés dissous et le programme de développement de la région du Nord.

Dans le souci de renforcer cette dynamique et de pérenniser les acquis du Colloque de Niamey sur " Armée et Démocratie en Afrique : Cas du Niger " le Président de la Vème République a créé un Comité de Suivi des Recommandations qui en sont issues dont les activités s’étaleront sur la période avril-septembre 2001 avec pour mission essentielle la pacification de l’espace socio-politique, condition nécessaire pour un développement durable dans le pays.

La réalisation de cet objectif doit mobiliser, au delà de cette structure nationale, tous les acteurs politiques, la société civile, les Forces Armées ainsi que les partenaires au développement ; l’intériorisation et l’ancrage des valeurs de la démocratie, de la paix et du dialogue social sont à ce prix.

L’UNESCO et la promotion de la culture de la paix

Lancé en 1996, et conçu dans le droit fil des " stratégies pour contribuer à l’édification de la paix ", le projet transdisciplinaire " Vers une culture de la paix " visait, selon les termes mêmes de cette Stratégie, à " mettre en relief la spécificité de l’action que l’UNESCO se doit de mener, conformément à sa mission constitutionnelle, pour bâtir la paix dans l’esprit des hommes ".

Comme tel, il constituait une première tentative pour regrouper en un tout cohérent des activités qui avaient comme commune finalité d’encourager l’adhésion aux valeurs qui fondent " l’esprit de paix " et de favoriser le développement des connaissances, des compétences et des attitudes qui traduisent et incarnent ces valeurs.

En 1996-1997 (28 C/5), premier biennium de mise en œuvre de la Stratégie à moyen terme, un accent particulier a été mis sur les activités de consolidation de la paix à l’issue des conflits, en réponse notamment à l’Agenda pour la paix qui venait d’être publié par le Secrétaire général des Nations Unies et qui sollicitait une action concertée des agences du système pour aider, dans le cadre de leurs compétences respectives, à faciliter la réconciliation nationale et à construire les bases d’une société démocratique, pluraliste et participative. De là sont nés les programmes nationaux de culture de la paix, de portée essentiellement éducative, mais qui font appel souvent simultanément à différents domaines de compétence de l’Organisation. L’expérience acquise a permis, dans bien des cas, de réorienter les activités plus traditionnelles que l’UNESCO menait de longue date dans des domaines tels que l’éducation à la paix, aux droits de l’homme et à la démocratie.

En 1998-1999 (29 C/5), tout en renforçant substantiellement les activités d’éducation pour une culture de la paix, un grand effort a été fait pour mobiliser un très large éventail de partenaires, traditionnels ou nouveaux, afin de propager le message de la culture de la paix dans toutes les sphères de la société. Dans le même temps, un certain nombre de projets — de portée surtout régionale et sous-régionale — s’efforçaient d’ouvrir des espaces de dialogue et de collaboration entre des pays, des groupes, des communautés aux appartenances très diversifiées.

Cet effort a très largement porté ses fruits, au point de faire de la culture de la paix un objectif commun à l’ensemble du système des Nations Unies, comme en témoigne la proclamation, par l’Assemblée générale, de l’Année 2000 " Année internationale de la culture de la paix ", de la Décennie 2000-2010 " Décennie de la culture de la paix et de la non-violence au profit des enfants du monde " et de la Déclaration sur une culture de la paix, ainsi que l’adoption par l’Assemblée générale du Programme d’action pour une culture de la paix (résolution A/53/243). En tant que " point focal " de l’Année internationale, l’UNESCO a mobilisé l’ensemble de ses partenaires et relais, à commencer par les États membres et leurs commissions nationales, mais aussi les écoles associées, les chaires et les clubs UNESCO, les enseignants, les artistes, les médias, les ONG… pour progressivement constituer une grande alliance entre les nombreux mouvements, groupes et institutions qui, chacun dans son domaine, œuvrent à l’instauration d’une culture de la paix.

Le programme pour 1999-2000l visait tout à la fois à consolider les acquis de la Stratégie à moyen terme et à assurer la contribution de l’UNESCO à la mise en œuvre du Programme d’action pour une culture de la paix adopté par l’Assemblée générale, qui fournit un cadre d’action commun à l’ensemble du système des Nations Unies. Aussi l’accent a-t-il été mis sur ce qui, incontestablement, constitue l’" avantage comparatif " de l’UNESCO : en tout premier lieu, l’éducation pour une culture de la paix, qui reste, plus que jamais la clé de voûte de ce projet transdisciplinaire, avec presque 55 % des crédits.

Mais aussi la promotion du pluralisme culturel et du dialogue entre les cultures, qui devient un enjeu crucial en cette fin de millénaire et qui sera mise en relief lors de la célébration en 2001 de l’Année des Nations Unies pour le dialogue entre les civilisations.

La diversité culturelle est d’ailleurs l’un des thèmes majeurs retenus par l’ECOSOC pour la célébration de l’Année internationale de la culture de la paix : mais il importe aujourd’hui de passer de l’exaltation de la diversité culturelle à la construction d’un authentique pluralisme culturel, condition d’une interaction harmonieuse entre individus comme entre nations. Dans cette perspective, l’accent a été mis également sur la contribution que la recherche historique, et l’enseignement de l’histoire, peuvent faire à l’instauration de la culture de la paix.

En outre, on a insisté sur le renforcement de diverses actions — aux niveaux national, régional et international — définies dans le Programme d’action pour une culture de la paix, dans le cadre du mandat de l’Organisation (prévention des conflits au niveau local, droits de l’homme, lutte contre la discrimination, égalité entre les sexes, tolérance, participation démocratique…), en mettant tout particulièrement l’accent sur la prévention de la violence, dans ses manifestations polymorphes, et sur la promotion d’une action concertée à cet effet entre tous ceux qui sont chargés de la protection des droits de l’homme, de la sécurité des personnes et de la gouvernance démocratique.

Relations avec les priorités nationales et le Cadre de Coopération :
Suite au contexte politique instable qui a prévalu dans la période récente au Niger le premier Cadre de Coopération a été tardivement approuvé et couvre la période 1999-2001. Le gouvernement attend du PNUD qu’il lui apporte son appui " dans le renforcement des capacités en vue d’un Développement Humain et de l’élimination de la pauvreté ".

Dans cette perspective, quatre orientations principales ont été retenues :

L’amélioration de la sécurité alimentaire et des capacités locales de production ;
La conservation de l’environnement pour un développement durable;
La promotion de l’initiative privée, des micro entreprises et de l’emploi ;
Le renforcement des capacités de gestion de l’économie et la promotion de la bonne gouvernance.

C’est au sein de la dernière orientation que le projet trouve toute sa justification tant il est vrai qu’il ne peut y avoir de développement sans paix, ni paix sans développement, et que la bonne gouvernance au service de la paix et du progrès ne peut s’appliquer hors d’un contexte de paix social, de concorde et de sérénité.

Le présent projet retient comme axe central de réflexion la mise en place et le renforcement des capacités de dialogue entre les différentes composantes civiles et militaires de la société autour d’un projet de société concerté. On retrouve là plusieurs des préoccupations du Cadre de Coopération du Niger : promotion de la bonne gouvernance, en particulier au niveau local (décentralisation) ; développement des conditions d’information et de communication des populations et participation à la promotion de la culture de paix. Dans une perspective Développement Humain, la paix, la concorde et le dialogue constituent autant d’instruments privilégiés de mobilisation des communautés au service du développement humain.

Résultats attendus et bénéficiaires cibles :

Le processus de démocratisation entrepris en Afrique depuis les années 1990, notamment dans les pays de la sous-région ouest africaine n’a cessé d’être sous l’hypothèque d’un potentiel de violence et d’instabilité chronique comme l’illustre la situation du Niger. D’où l’impérieuse nécessité de s’investir dans une entreprise de reconversion des mentalités et de changement des comportements par le bais de la sensibilisation, l’éducation civique et la formation des toutes les composantes de la société en vue de développer et de faire intérioriser les valeurs républicaines, c’est à dire le respect de l’ordre démocratique établi et de l’Etat de droit par la promotion d’une culture de paix et de dialogue social.

Le principal résultat à atteindre est donc la consolidation de la paix, de la démocratie et du dialogue social au Niger. Les actions à mener dans le cadre de l’éducation civique et politique en vue de l’adhésion aux valeurs de paix et de démocratie consisteront à :

Renforcer chez les citoyens le sentiment d’appartenance à une Nation ;
Obtenir par la sensibilisation et l’éducation l’adhésion totale des militaires au principe de la neutralité sur le plan politique ;
Développer des notions telles que la paix, la tolérance, le respect de l’ordre républicain auprès de toutes les couches de la population ;
Former la société civile sur la culture de la paix et la démocratie et l’impliquer dans le processus d’éducation politique des populations rurales et des élites ;
Offrir des cadres formels ou informels d’échanges et de concertation entre le monde militaire et d’autres couches sociales et professionnelles comme par exemple le monde universitaire ;
Utiliser les mass media (presse, radio, télévision) pour refaire l’image du militaire et réaliser l’osmose Armée Nation.

Les groupes cibles identifiés dans le cadre de cette vaste entreprise sont :

Les cadres militaires et les hommes du rang ;
Les décideurs politiques nationaux et locaux ;
Les acteurs politiques (leaders et militants des partis politiques) ;
La société civile dans son ensemble (ONG, médias privés, associations etc.) ;
Les populations rurales de l’intérieur du pays notamment la jeunesse où se recrutent les agents des forces de défense et de sécurité ;
la communauté universitaire et scolaire dans son ensemble.
La Stratégie de Mise en Oeuvre du Projet

Les missions de sensibilisation du Comité National de mise en œuvre et de suivi des recommandations du Colloque " Armée et Démocratie en Afrique : Cas du Niger " dans les régions, les départements et les arrondissements pour l’information, la vulgarisation des actes dudit Colloque et plus généralement pour la formation en matière de culture de la paix dans les langues nationales, constituent le premier volet de l’exécution de ce projet. Un document simple et pratique résumant les idées simples et pratiques du colloque sera produit par le comité de suivi en langues nationales, en français et en anglais avec l’appui financier, technique et scientifique de l’UNESCO.

Dans le cadre de ses activités, il sera mis en place au niveau du Comité de Pilotage des Radios Rurales (Réseau RURANET) une unité de production de programmes radiophoniques - standard numérique - en vue de la vulgarisation du " concept de paix ", traduits dans les principales langues nationales pour leur diffusion par la radio nationale et les radios privées et le réseau de radios rurales. Au moins une centaine d’heures sera diffusée durant la durée de vie du projet dans les différentes langues nationales du Niger. Les études d’impact seront entreprises auprès des populations cibles.

La presse écrite publique et privée ainsi que la télévision nationale seront aussi mises à contribution dans le cadre de contrats couvrant la durée de vie du projet, conclus avec le Comité National de Mise en Oeuvre et de Suivi des Recommandations du Colloque " Armée et Démocratie en Afrique : Cas du Niger ". Les idées-forces du colloque sur la paix, la démocratie et les droits de l’homme seront prises en compte dans les programmes existants dans les écoles avec l’appui de l’Union Européenne et de l’UNESCO.

Cette stratégie de communication aura pour effet immédiat de promouvoir par exemple l’image de l’armée et de créer les conditions de son intégration au sein de la société. Les missions de sensibilisation du Comité " Armée et Démocratie en Afrique : Cas du Niger " dans les unités militaires de l’intérieur visent ainsi un double objectif :

Agir sur l’environnement militaire afin de créer une synergie propre à améliorer les relations et la communication au sein de l’armée elle-même et préparer l’institution et ses partenaires vers une meilleure ouverture sur les enjeux Armée Nation et Armée Démocratie et Paix Sociale ;
Créer et susciter l’émulation nécessaire et l’ouverture des Forces Armées Nigériennes sur leur environnement immédiat, et par paliers successifs, sur les zones où leurs actions peuvent marquer les consciences à travers notamment :
les patrouilles de présence pour sécuriser les populations ;
l’intensification des interventions sanitaires en zones déshéritées ;
les travaux communautaires de développement (construction des routes, des classes etc..)
la promotion des activités sportives et récréatives ou académiques de concert avec les autres composantes de la Nation.
Enfin il faut noter que dans la perspective de la création d’un Centre d’Excellence sur la Paix, la Démocratie et le Dialogue Social, des missions d’études seront effectuées à l’étranger auprès d’autres Centres ayant à peu près la même vocation pour s’inspirer de leur expérience. Des requêtes seront introduites auprès des Institutions et partenaires bilatéraux pour le financement de ces missions.

Le Centre serait conçu comme une structure autonome et pluridisciplinaire de réflexion, de formation, de recherche et de vulgarisation sur la culture de la Paix, la Démocratie et le Dialogue Social. Des modules de formation seront mis en place à l’intention des décideurs politiques et locaux, populations rurales, militaires, scolaires et universitaires.

Dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet deux ateliers seront organisés : un atelier de lancement des activités et un second consacré à la validation du programme d’actions et des statuts du Centre d’études.

Chronogramme :

Missions de préparation du programme d’activités, d’élaboration et de suivi du programme d’actions par un expert de l’UNESCO : une première mission en mars 2001 et trois autres missions pendant et à la fin du processus ;
Missions de sensibilisation, de vulgarisation, de collecte d’information à l’intérieur du pays et de rédaction du programme d’actions par le Comité de suivi des Recommandations du colloque "Armée et Démocratie en Afrique : cas du Niger " avril- mai 2001.
Mise en place d’une unité de production de programmes radiophoniques – standard numérique – et à la production de 100 heures de vulgarisation du concept "culture de paix " traduite dans les principales langues nationales pour leur diffusion par la radio nationale, les radios privées et le réseau de radios rurales : avril à septembre 2001.
Mise en œuvre d’un programme de communication avec les médias publics et privés pour la diffusion et la vulgarisation des recommandations, du Colloque et la formation en culture de paix durant la vie du projet : avril à septembre 2001.
Recrutement d’un consultant national principal en culture de la paix pour 6 mois : avril à septembre 2001.


Préparation, organisation et tenue de deux ateliers :

Avril 2001 : atelier de lancement des activités du projet, d’approbation du programme d’activités et du document de vulgarisation sur les idées forces du Colloque qui sera édité ;
Septembre 2001 : atelier de validation du programme d’actions sur la paix et des statuts du Centre d’études et production d’un document final qui sera édité ;
Description des Services

Personnel d’Appui International : un expert de l’UNESCO effectuera quatre (4) séjours à Niamey d’une durée de 30 jours. Il aura pour rôle d’aider le comité à la préparation du programme d’activités et à l’élaboration du programme d’actions notamment la question de la création du Centre d’études.

Recrutement d’un consultant national principal en culture de la paix pour une durée de six (6) mois. Sa tâche consistera à préparer en collaboration avec le comité, le programme d’activités et à élaborer le programme d’actions et les statuts du Centre d’Etudes

Au Comité pour les activités de vulgarisation, d’enquêtes et d’études, de collecte d’informations et de rédaction du programme d’actions. Les dépenses imputables à cette rubrique sont relatives aux missions d’une durée d’un mois que les membres du comité effectueront dans les régions, les départements et les arrondissements pour la vulgarisation des actes du colloque et les études et collectes d’informations en vue de la rédaction d’un programme d’actions qui sera validé lors de l’atelier prévu à cet effet ;

Organisation de deux (2) ateliers. Au cours du premier atelier, une cinquantaine de participants examineront pendant deux(2) jours le programme d’activités du projet et le document de vulgarisation qui sera édité. Le second atelier va réunir également une cinquantaine de participants, il a pour objet, la validation du programme d’actions et les statuts du Centre d’études.

Mise en place d’une unité de production de programmes radiophoniques au niveau du comité de pilotage des radios rurales. Une centaine d’heures de vulgarisation sur le concept de paix traduit dans les principales langues nationales seront diffusées par le réseau des radios rurales. Des contrats couvrant la durée de vie du projet seront conclus entre le comité national de suivi et les médias publics et privés en vue de la diffusion et de la vulgarisation des recommandations du colloque relatives à la paix, la démocratie et le dialogue social.

 

 

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